IDLabs-IoT Le site dédié aux objets connectés

Un site des laboratoires pédagogiques de l'école CampusID

Auteur : Guillaume ROUQUIER

Présentation et Mise en œuvre de l’anémomètre ADA-1733 – Adafruit

Posted on 8 juillet 2018  in Non classé

Présentation de l’anémomètre Adafruit :

 

Un anémomètre est un appareil utilisé pour mesurer la vitesse du vent, et c’est un instrument commun pour une station météo. Les anémomètres sont faits pour rester dehors, et sont donc conçus pour résister aux écarts de températures, mais aussi à la pluie. Les connectiques de l’anémomètre d’Adafruit sont donc des connectiques étanches.

Cet anémomètre en particulier peut mesurer des vents de 0 à 32 mètres par secondes, soit de 0 à 115 kilomètres par heure, avec une précision de 2 mètres par seconde (soit environ 7km/h).

L’anémomètre fonctionne sur un courant entre 7 et 24 volts, et dispose de 3 fils, un noir, qui sert pour la masse, un marron, qui est l’alimentation de l’anémomètre, et le bleu, qui est le signal, et qui renverra une tension entre 0,4 et 2 volts, correspondant à la vitesse du vent.

Les informations reçus depuis l’anémomètre sont donc de type analogique. L’utilisation avec un Raspberry Pi directement n’est donc pas possible, il faudra passer par un convertisseur analogique/numérique.

L’autre possibilité qui sera étudié aussi, c’est l’utilisation d’un Arduino, qui lui, possède des entrées analogiques.

 

 

Mise en œuvre à l’aide d’une carte Arduino

 

 

            Câblage du projet :

 

Dans un premier temps, il faut connecter l’anémomètre et la carte Arduino. L’anémomètre ne présentant que trois fil, il faut donc connecter le fil noir à un pin de masse, le fil bleu a un pin d’entrée analogique, et le fil marron à un pin d’alimentation en 9v.

Il faudra donc prévoir pour l’anémomètre une alimentation supérieure à celle de la carte Arduino, qui fonctionne entre 3 et 5 volts.

 

 

            Programmation :

 

 

L’anémomètre va donc renvoyer une tension qui va varier entre 0.4 et 2 volts, ce qui correspond à la vitesse du vent, 0.4v étant un vent nul, et 2v un vent de 32.4m/s (116km/h).

La tension qui est renvoyé par l’anémomètre est linéaire, c’est-à-dire que pour chaque 0.1v de tension supplémentaire, la vitesse du vent augmente de 2m/s.

 

Le code qui suit, trouvé sur le site hackerscapes.com, permet de transformer les valeurs renvoyées par l’anémomètre en valeurs de vitesse du vent.

 


//Setup Variables

const int sensorPin = A0; //Defines the pin that the anemometer output is connected to
int sensorValue = 0; //Variable stores the value direct from the analog pin
float sensorVoltage = 0; //Variable that stores the voltage (in Volts) from the anemometer being sent to the analog pin
float windSpeed = 0; // Wind speed in meters per second (m/s)
float voltageConversionConstant = .004882814; //This constant maps the value provided from the analog read function, which ranges from 0 to 1023, to actual voltage, which ranges from 0V to 5V

int sensorDelay = 1000; //Delay between sensor readings, measured in milliseconds (ms)

//Anemometer Technical Variables

//The following variables correspond to the anemometer sold by Adafruit, but could be modified to fit other anemometers.

float voltageMin = .4; // Mininum output voltage from anemometer in mV.
float windSpeedMin = 0; // Wind speed in meters/sec corresponding to minimum voltage

float voltageMax = 2.0; // Maximum output voltage from anemometer in mV.
float windSpeedMax = 32; // Wind speed in meters/sec corresponding to maximum voltage

void setup()
{
     Serial.begin(9600);  //Start the serial connection
}
void loop()
{
     sensorValue = analogRead(sensorPin); //Get a value between 0 and 1023 from the analog pin connected to the anemometer
     sensorVoltage = sensorValue * voltageConversionConstant; //Convert sensor value to actual voltage
     //Convert voltage value to wind speed using range of max and min voltages and wind speed for the anemometer
     if (sensorVoltage <= voltageMin){
          windSpeed = 0; //Check if voltage is below minimum value. If so, set wind speed to zero. 
     }else {
          windSpeed = (sensorVoltage - voltageMin)*windSpeedMax/(voltageMax - voltageMin); //For voltages above minimum value, use the linear relationship to calculate wind speed.
     }
//Print voltage and windspeed to serial
Serial.print("Voltage: ");
Serial.print(sensorVoltage);
Serial.print("\t");
Serial.print("Wind speed: ");
Serial.println(windSpeed);
delay(sensorDelay);

}

 

 

Possibilité de mise en œuvre avec un Raspberry Pi ?

 

 

Pour pouvoir utiliser l’anémomètre Adafruit sur le Raspberry Pi, il faut donc passer par un convertisseur analogique/numérique, comme dit précédemment.

Le fonctionnement n’est donc pas [uniquement, restreint à] l’anémomètre Adafruit, mais commun a tout capteur analogique que l’on souhaite connecter à un Raspberry Pi, par le biais du port GPIO.

Dans un premier temps, il faut réaliser les branchements nécessaires entre les différents composants. Il existe plusieurs convertisseurs analogiques/numériques, nous prendrons ici l’exemple du MCP3008.

 

Ici, une représentation du MCP3008, ainsi que tout ses pins, et ce à quoi ils correspondent.

Les CH0 à CH8 sont les entrées analogiques, AGND et DGND sont les masses analogique et digitale et CLK correspond à l’horloge. Les ports Dout, Din, et CS sont a connecter au SPI du Raspberry Pi.

Sur le branchement suivant, l’anémomètre à été remplacé par un potentiomètre (deux sur l’image d’illustration du câblage) pour simuler la vitesse du vent, mais le branchement est le même qu’avec l’anémomètre, à savoir une alimentation, une masse, et un signal.

 

En ce qui concerne la programmation, il faut tout d’abord ajouter la routine ReadChannel, qui va s’occuper de la communication entre le Raspberry pi et le MCP3008, après avoir ouvert le port SPI :

Ensuite, il n’y plus qu’a utiliser cette routine pour lire les valeurs des entrées analogiques sur le MPC3008 :

 

 

Il faut ensuite, à l’aide d’une data sheet existante, ou en créant sa propre datasheet, calibrer le capteur. C’est-à-dire expliquer au programme que lors du renvoi d’un code particulier, il y a une correspondance dans la datasheet, comme ici, une vitesse de vent, ou sur d’autres capteurs, une température, ou bien d’autres choses encore.

 

Sources :

www.electroniqueamateur.blogspot.fr

www.microchip.com

www.raspberrypi-spy.co.uk

www.hackerscapes.com

www.modmypi.com

 

 

Les programmes sont issus des sites hackerspaces et electroniqueamateur.blogspot

 

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Auteur : Guillaume ROUQUIER

Mise en œuvre du module RC522 RFID pour Arduino

Posted on 8 juillet 2018  in Non classé

Présentation du module

 

 

Le module RC522 est un module RFID pour Arduino. Il est composé d’un capteur RFID, qui sera connecté à l’Arduino, mais aussi de deux puces RFID, l’une sous la forme d’une carte, l’autre sous la forme d’un badge..

 

 

Le module se présente sous la forme d’une simple carte imprimé, avec 8 pins, sur laquelle se trouve l'antenne :

 

 

Les 8 pins doivent être connectés comme suit (de l’Arduino vers le RFID):

+5V    à  VCC

9         à  RST

GND   à  GND

12        à MISO

11        à MOSI

13        à SCK

10       à NSS

N/C    à IRC

 

 

 

 

Les sorties MOSI, MISO, SCK, et NSS sont utilisées pour que le module communique avec l’Arduino, par le biais du bus SPI. Le Pin VCC sert pour l’alimentation du module, le GND sert de masse, et le pin RST sert au fonctionnement du module.

 

Présentation du SDK

Pour rappel, un SDK (Software Developpement Kit) ou kit de développement de logiciel, est une aide, une bibliothèque comprenant de la documentation, des exemples, et les outils nécessaires au développement.

Ici, nous allons trouver des classes et des fonctions, préconçues, qui permettront d’utiliser le module plus facilement, de façon plus intuitive ; Ainsi, pour récupérer les informations sur une carte, lors d’une lecture RFID par exemple, il faudra simplement faire appel à la fonction PCD_ReadRegister, qui se présente comme suit :

 

 

Il existe donc une quantité de fonctions et procédures, qui seront appelées à l’utilisation du Module RFID, tel que les fonctions d’initialisation


MFRC522::PCD_Init()

 

concernant les fonctionnalités de l’antenne


MFRC522::PCD_AntennaOff()
MFRC522::PCD_AntennaOn()
MFRC522::PCD_GetAntennaGain()
…

de test


MFRC522::PCD_PerformSelfTest()

de réglage de la puissance


MFRC522::PCD_SoftPowerDown()
MFRC522::PCD_SoftPowerUp()

et les fonctions de communication avec les puces RFID


MFRC522::PCD_TransceiveData
MFRC522::PICC_RequestA
MFRC522::PICC_WakeupA
MFRC522::PICC_REQA_or_WUPA
…

 

Les fonctions existantes pour la communication entre les puce RFID existents aussi en version MIFARE. (MIkron FARE Collection System).

 

 

 

3 – Exemples de code

 

 

Le hello world du module RFID RC522 est la lecture et l’affichage des informations d’une puce RFID lue par le module. Il est codé comme suis, sur un Arduino, et relié à un moniteur série :

 

Pour aller plus loin, et c’est l’utilisation principale de ces cartes/badges, on peut faire un système de carte d’accès.

Dans l’exemple suivant, deux LEDs (une rouge et une verte) sont simulées, et bien sur tout code ou fonctions permettant l’accès peut être ajouté au même endroit que l’allumage de la diode verte (comme le déclenchement d’une serrure électromagnétique).

 

 

 

Sources :

gotronic.fr

github.com

les-electroniciens.com

f-leb.developpez.com

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Auteur : Guillaume ROUQUIER

Présentation et mise en œuvre d’une sonde 1-Wire DS18B20 sur Raspberry Pi

Posted on 8 juillet 2018  in Non classé

Présentation de la sonde

La sonde de température DS18B20 est une sonde de température 1-Wire, (bus conçu par Dallas Semiconductor)c’est-à-dire qu’elle n’as besoin que d’un seul fil, (en plus de l’alimentation et de la masse) pour renvoyer des données au Raspberry Pi. C’est une sonde numérique, et contrairement à une sonde analogique, elle est directement utilisable sur le Raspberry pi.

De plus, cette sonde, ainsi que toutes  les sondes et capteurs de type 1-Wire sont particulièrement adaptés au Raspberry Pi. En effet, le Raspberry Pi intègre un bus 1-Wire, qui est basé sur un système maître esclave.

Bien sur, dans notre cas, il n’y aura que la sonde, donc l’utilité du bus 1-Wire ne sera pas exploitée.

Le schéma ci-dessous représente le branchement de la sonde

 

 

Une résistance de tirage est placée entre l’alimentation en 3.3v de la sonde et son fil de data. C’est ensuite en mettant a la masse la sortie de la sonde que l’on envoie les données au maitre du bus 1-Wire.

Ainsi, le maître initialise le bus, qui commence par forcer le bus à zéro pendant 480 µs, à la suite de quoi l'esclave renvoi son identifiant unique.

Ensuite, chaque esclave renverra les informations sur le bus lorsqu'il sera activé,

 

 

Exemples de code

 

Avant de pouvoir utiliser la sonde,, il faut ajouter deux modules, w1-gpio et w1-therm,.

 

Ensuite, après un redémarrage du Pi, on s'assure que la sonde soit bien reconnue par le Raspberry Pi. Pour cela, on lance 2 commande,s :

 


 cd /sys/bus/w1/devices

 /sys/bus/w1/devices $ ls

 28-0000054c2ec2 w1_bus_master 1

 

On voit ici que le code unique de la sonde nous est renvoyé, commence par deux chiffres, qui correspondent à la famille de capteurs à laquelle appartient la sonde. Suite à cette vérification, un dossier à son nom aura été créé, et c'est à cet endroit qu'il faut récupérer les informations concernant la température.

Dans ce dossier, un fichier w1_slave contient le code correspondant au numéro de la sonde sur la première ligne, et la température en hexadécimal et en millième de degrés Celsius sur la seconde.

La sonde ayant une précision de 0,5°C, on peut arrondir la température à un chiffre après la virgule.

Pour lire la température, on utilise donc la commande :

 

find /sys/bus/w1/devices/ -name "28-*" -exec cat {}/w1_slave \; | grep "t=" | awk -F "t=" '{print $2/1000}' 	

Cette commande peut aussi être retranscrite dans un script, pour une utilisation plus facile:

 

 

Ce script à été trouvé sur le site framboise314.fr.

Il permet d’enregistrer la température dans un fichier, qui peut être ainsi lu par un autre programme, et affiché.

Les utilisations qui seront faite de cette sonde peuvent être varié, mais elle auront toutes en commun la récupération de l'info de la sonde, comme présenté ci-desssus.

 

Sources

framboise314.fr

pihomeserver.fr

blogmotion.fr

planète-domotique.com

daniel.menesplier.free.fr

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Auteur : Guillaume ROUQUIER

Traçage des activités salariées nomades et droit à la déconnexion

Posted on 8 juillet 2018  in Non classé

Pourquoi géo localiser un salarié nomade ?

 

 

La géo localisation d’un salarié a deux intérêts. Le premier est de surveiller le salarié, afin de vérifier qu’il soit bien sur son lieu de mission. Le second permet d’améliorer la qualité d’un service qui fait appel à la mobilité de ses salariés (comme par exemple les techniciens d’opérateurs téléphoniques).

La géo localisation d’un salarié est apparu suite a la demande des entreprises de pouvoirs surveiller leurs employés, afin d’éviter les abus, comme les salariés nomades profitant de ne pas avoir leur patron sur le dos pour aller boire un verre au bar du coin,

Mais aujourd’hui, c’est le second intérêt de la géo localisation qui prévaut sur le premier. En effet, plus que surveiller son salarié, l’entreprise va utiliser la géo localisation pour améliorer le service qu’elle peut proposer. Par exemple, dans le cas d’un technicien d’opérateur téléphonique, la géo localisation peut permettre, combiné a son agenda du jour, de prévenir les clients d’un retard, ou justement, de l’arrivée a l’heure pour le rendez-vous.

Même situation, dans le cadre d’une intervention d’urgence, plus besoin d’appeler tout les salariés qui travaillent dans la zone, pour savoir lequel va être le plus proche du lieu de l’intervention d’urgence. Et cela peut être étendu aux services de police, de SAMU, et de pompiers.

Le même principe fonctionne pour les vendeurs nomades, ou toute autre profession, tant qu’elle est nomade.

 

 

Les technologies de traçage

 

Il existe plusieurs principes de géo localisation: le GPS, le GSM/GPRS, et le RFID.

Seuls les deux premiers nous intéressent ici, la géo localisation à l’aide de puces RFID étant plutôt réservé à des zones contrôlées, c’est-à-dire, a l’intérieur d’une usine, d’un hangar de manutention, ou en extérieur, comme dans une carrière par exemple.

 

 

 

Le système GPS fonctionne comme un navigateur GPS automobile, c’est-à-dire que celui-ci se repère grâce aux satellites, et à l’aide d’une connexion avec ces mêmes satellites, le système de géo localisation va renvoyer sa position. L’entreprise qui propose le service va ainsi traiter l’information reçue, et la renvoyer au client propriétaire du véhicule équipé, sous la forme d’une application, ou d’une webapp (carte en temps réel, par exemple).

 

 

 

Le système GSM/GPRS est similaire, sauf qu’il n’utilise pas les satellites GPS, mais les antennes de communication GSM. Le fonctionnement est donc similaire à celui d’un smartphone. Les boitiers qui embarquent cette solution sont aussi équipés d’une carte Sim, afin de pouvoir communiquer leur position. L’avantage de ce système est qu’il est plus économique que le système GPS, mais il ne fonctionnera pas en zone blanche.

 

 

Les règles qui entourent la pratique

 

En ce qui concerne le traçage des salariés nomades, bien qu’il y ai eu un flou au début de cette pratique, elle est aujourd’hui très encadrée, par la CNIL.

 

 

Il faut déjà noter, que les informations enregistrées sont la position du véhicule d’un salarié, ou sa position dans le cas d’une installation sur le smartphone, à un instant donné,  mais peuvent aussi être associées dans le temps

pour constituer se

s trajets, sa vitesse moyenne, ses temps de pause. Si ces informations sont relatives à un salarié dument identifié, cela constitue un traitement de données à caractère personnel.

Ainsi, dès lors qu’un employeur veut mettre en place un tel système, il doit en faire une déclaration auprès de la CNIL, qui effectuera des vérifications concernant la protection des données,

Il faut aussi justifier de l’application d’un tel système, avec l’une des raisons suivantes :

  • Le suivi du temps de travail des employés ne peut pas être réalisé autrement
  • Amélioration du processus de production, (en temps réel, comme vu précédemment, avec l’envoi du véhicule le plus proche pour un client, ou indirectement, en analysant les déplacements effectués avec pour but de les optimiser.)
  • Contribution à la sécurité des personnes ou des marchandises transportées (un travailleur isolé, comme un bucheron, ou un garde forestier, et la sécurité d’un fourgon blindé)
  • La lutte contre le vol (les systèmes pouvant être installés sur des machines comme des pelleteuses, mais cela ne rentre pas dans le cadre de cette contribution)
  • Suivi et constitution de preuves de l’exécution d’une prestation (passage d’un technicien, par exemple)

Parmi les autres règles définie

s par la CNIL, c’est la limitation de la collecte de ces données de géo localisation, qui ne peuvent intervenir que pendant les heures de travail. En dehors, il est interdit de collecter les données. Dans le cas d’un véhicule de fonction (qui est un avantage en nature, et peu être utilisé en dehors de l’entreprise et des horaires de travail) le dispositif de géo localisation doit pouvoir être désactivé.

Les données de géo localisation ne peuvent être utilisées pour constater des dépassements des limitations de vitesse, bien qu’elles puissent être utilisées pour calculer une vistesse moyenne sur un trajet.

Ces données doivent êtres sécurisées au sein de l’entreprise, et seules les personnes habilitées peuvent y avoir accès. Leur conservation est aussi limité dans le temps. Ainsi, si ces données sont utilisées pour optimiser des tournées ou des interventions, et donc utilisées en temps réel,  elles ne doivent pas être conservées. En revanche, dans le cas ou elles sont utilisées pour un contrôle d’activités (comme un système de pointage), la CNIL recommande une conservation maximum de 2 mois.

 

En plus de tout cela, la collecte de données a caractère personnelle ne peut être faite à l’insu des salariées. Ceux-ci doivent être informés que des données sont collectées, la manière dont elles sont traitées, mais aussi la personne responsable du bon traitement et de la bonne utilisation de ces données.

Le droit du travail et la révolution numérique

 

Avec l’avènement du numérique, tout les domaines d’activités sont concernés, et le travail n’y fait pas exception. Ainsi, la ou avant tout ce faisait sur papier, ou les communications étaient verbales, on passe maintenant a un ordinateur, et les communications se font sous forme d’e-mail, qui, à l’instar des texto, peuvent être envoyés à n’importe quelle heure. C’est ce qu’on appelle les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication)

Pour certains employés, en particulier les cadres qui n’ont pas d’horaires fixes, ainsi que les personnes effectuant du télétravail, les TIC permettent une plus grande efficacité dans leur travail, mais elles sont aussi responsables de l’augmentation de la charge de travail, et de son intensification. Ainsi, les salariés sont à la fois joignables plus facilement, mais aussi interrompu dans leur travail plus fréquemment, et peuvent être amenés a effectuer plusieurs taches en même temps.

Ainsi, un salarié qui peut être joignable a n’importe quelle heure, même en soirée, le weekend, ou en vacances, va travailler plus, afin de rendre au plus vite le rapport qu’on lui a demandé. Et ce temps de travail, à la maison, dans les transports, ou encore dans d’autres lieux tiers, qui n’est pas forcément reconnu, ni comptabilisé, et dépasse ainsi les limites horaires définies par la loi. La limite entre vie personnelle et vie professionnelle s’amincie.

Ce droit est donc une protection, à la fois contre les abus et une protection psychologique, afin de pouvoir profiter de son temps de repos comme chaque salarié peut y prétendre. C’est aussi pour éviter, dans le cadre d’ingénieurs, ou de cadres, les burn out, qui sont l’effet d’un excès de travail, de pression. Le droit à la déconnexion apporte donc des éléments de réponses à cette problématique.

 

Droit et devoir à la déconnexion

 

Le droit à la déconnexion est donc intégré au droit su travail, mais ce n’est pas encore une obligation. L’obligation est dans la négociation.

Citation de l’article L 2242-8 du code du travail :

« Les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et la mise en place par l’entreprise de dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques, en vue d’assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale. À défaut d’accord, l’employeur élabore une charte, après avis du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. Cette charte définit ces modalités de l’exercice du droit à la déconnexion et prévoit en outre la mise en œuvre, à destination des salariés et du personnel d’encadrement et de direction, d’actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques. »

 

Ainsi, la loi définie une négociation, qui débouche soit sur un accord, soit sur une charte, définissant les règles, les droits, et les devoirs de déconnexion au sein d’une entreprise. Ainsi, d’une entreprise à l’autre, les règles ne seront pas les mêmes.

Ainsi, un accord peut donc définir différente chose, comme par exemple, des horaires pendant lesquels un salarié ne peut pas être contacté pour des raisons professionnelles, ou encore qu’il ne puisse se connecter à sa boite mail professionnelle qu’au sein de l’entreprise. Ou encore qu’il ne puisse emporter chez lui un outil de travail, comme son ordinateur professionnel.

 

Le droit à la déconnexion est aussi un devoir, car rester « sur-connecté » à son travail, tout le temps, n’est pas bon pour la santé sur le long terme, ni pour sa productivité sur le court terme. Il faut donc apprendre à se déconnecter, ce qui devient de plus en plus compliqué, dans une société ultra connectée comme la notre….

 

 

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Auteur : Guillaume ROUQUIER

Bibliothèque WiringPi – La gestion du GPIO

Posted on 22 janvier 2018  in Non classé

I – Que sont la Raspberry Pi et le GPIO ?

 

 

 

Qu’est-ce que le Raspberry ? Le Raspberry Pi est un micro ordinateur de la taille d’une carte de crédit, vendu à bas prix, nu (sans boitier ni écran, alimentation, clavier ou souris…). Il a été créé par la fondation caritative Raspberry Pi, dont le but était d’encourager l’apprentissage de l’informatique. Différents OS peuvent être installés sur ce micro-ordinateur, principalement des distributions Linux, comme Debian ou Rasbian, mais aussi Windows 10 IoT Core, ou Android Pi.

 

Son prix d’achat peu élevé a pour but de stimuler l’utilisation de matériel de récupération, mais aussi de s’en servir pour des projets ou l’achat de composants d’ordinateur classiques n’est pas possible ou logique, comme par exemple dans la réalisation de projets de domotique, de média center, d’électronique embarqué…

 

Le micro ordinateur peut être alimenté en micro USB, sous réserve d’une puissance suffisante, par un transformateur, une batterie, ou d’autres solutions, cequi permet de ne pas limiter les usages qui peuvent en être fait. Doté de plusieurs ports USB, un port RJ45, un port HDMI, ainsi qu’un port DSI (pour un écran LCD) et un port CSI (pour une caméra), ainsi, les configurations peuvent être multiples.

Mais le port le plus « important », surtout dans le contexte de cette contribution, c’est le port GPIO.

 

 

Qu’est-ce que le GPIO ? Ce port, appelé General Purpose Input/Output permet de brancher bon nombre de composants électroniques divers et variés, comme des capteurs, des LEDs, des interrupteurs, ou bien d’autres choses encore. Le GPIO est composé de 40 pins, répartis entre les alimentations en 5v, en 3,3v, une interface SPI, une interface I2C, ainsi que 17 pins d’usage libre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

II – Qu’est ce que la bibliothèque WiringPi ?

A – Introduction à WiringPi

 

 

WiringPi est une bibliothèque écrite en langage C, dont le but est d’améliorer l’accès et l’utilisation du port GPIO de la Raspberry Pi. Elle n’est pas limitée au C et au C++, mais il faut alors utiliser différents wrapper pour les langages Python, Ruby, et Perl.

 

Comme dit plus haut, le port GPIO et composé de 40 pins qui peuvent transporter des signaux et des bus, et certaines broches peuvent être programmées en entrée digitale ou en sortie digitale. Les interfaces SPI, I2C, UART peuvent elles aussi être programmées comme des entrées ou sorties digitales lorsqu’elles ne servent pas comme bus de données.

 

La bibliothèque WiringPi inclus un utilitaire GPIO en ligne de commande, qui peut être utilisé pour programmer et configurer les broches GPIO comme décrit précédemment. La bibliothèque peut aussi être utilisée avec des cartes d’extension du port GPIO, qui permet de gérer des entrées analogiques bien que le Raspberry Pi ne soit pas équipé pour une telle utilisation au départ. Il rend donc possible et facilite l’utilisation de la carte Gertboard, ainsi que d’autres cartes du même genre…

 

 

 

 

 

B – Les avantages de l’utilisation de WiringPi

 

 

 

La bibliothèque offre de nombreux avantages, dont ceux cités dans l’introduction, comme la gestion d’entrée analogiques sans avoir à faire appel à un convertisseur analogique/numérique, mais simplement à une carte d’extension, qui sera gérée simplement à l’aide de la bibliothèque WiringPi.

 

Un autre des avantages de WiringPi est la gestion des pins du GPIO. En effet, WiringPi « renomme » et redéfini les noms de chaque pin, afin de ne plus avoir à appeler chaque pin par son nom originel. Ainsi, l’utilisation du GPIO est rendu bien plus simple, et grâce aux différentes fonctions de WiringPi, il est possible de régler le pin comme un pin d’entrée, ou de sortie, mais aussi de simuler, à l’aide des résistances de pull up ou pull down de la Raspberry pi, la valeur du pin.

 

Cette façon de renommer les pins du GPIO, en plus de rendre leur utilisation plus simple, permet, en cas de changement de modèle de Raspberry Pi, de garder un programme fonctionnel, et d’éviter ainsi les erreurs. En effet, entre les modèles A, B et 3, le nombre de pins a augmenté, mais aussi les emplacements sont différents…. Ainsi, par exemple, sur le premier modèle, à un pin donné sera affecté une fonction, comme l’interface SPI, tandis que sur le second modèle, il pourra être affecté a une autre fonction. Car sans le WiringPi, lorsque l’on cherche à utiliser un pin, on l’ « appelle » par son nom physique, par le nom de sa position dans le GPIO. Avec WiringPi, on renomme donc chaque pin avec sa fonction, ainsi, lors d’un changement de modèle de Raspberry Pi, c’est WiringPi qui redirigera correctement les informations reçus ou émises par les

pins du GPIO.

 

 

 

 

 

C – Exemples de code :

 

 

Il est donc possible, à l’aide du WiringPi, d’exécuter simplement bon nombre de programmes utilisant le GPIO, comme les trois exemples disponibles dès l’installation de la bibliothèque de WiringPi.

 

Le premier permet de réaliser le clignotement d’une LED avec le câblage suivant :

Le code permettant le clignotement est très simple :

 

#include <wiringPi.h>

main ()

{

wiringPiSetup () ;

pinMode (0, OUTPUT) ;

for (;;)

{

digitalWrite (0, HIGH) ; delay (500) ;

digitalWrite (0,  LOW) ; delay (500) ;

}

}

 

 

On peut noter dans ce code, la façon de définir l’entrée ou la sortie d’un pin avec « pinMode (0, OUTPUT) ;». On remarque aussi de quelle façon on allume ou on éteint la LED, en réglant la valeur du pin à 1 (HIGH) ou à 0 (LOW).

 

 

 

 

 

II – Cas pratique : deux interrupteurs et deux LEDs :

 

Pour ce cas, on va donc réutiliser une partie du code vu en exemple, mais aussi l’adapter pour y intégrer les deux interrupteurs, et différencier les deux LEDs.g

 

#include <stdio.h>

#include <wiringPi.h>

 

int main(void)

{

int switchPin=17;

int switch2Pin=5;

int ledPin = 6;

int led2Pin = 4;

if (wiringPiSetup()==-1)

{return 0;}

 

pinMode(switchPin, INPUT);                         //configuration des ports GPIO en lecture

pinMode(switch2Pin, INPUT);

 

pinMode(ledPin, OUTPUT);                           //configuration des ports GPIO en écriture

pinMode(led2Pin, OUTPUT);

 

int button1=0;

int button2=0;

int ledState=0;

int led2State=0;

digitalWrite(ledPin, ledState);                                  //on initialise les Leds et on les éteints au départ

digitalWrite(led2Pin, led2State);

 

while(1)

{

button1=digitalRead(switchPin);                   //on lit les valeurs des broches GPIO

button2=digitalRead(switch2Pin);

if(button1==0)

{

printf("Bouton 1 appuyé\n");

if(ledState==0)

{ledState=1;}

else

{ledState=0;}

digitalWrite(ledPin,ledState);

while(button1==0)

{

button1==digitalRead(switchPin);

delay(20);

}

}

if(button2==0)

{

printf("Bouton 2 appuyé\n");

if(led2State==0)

{led2State=1;}

else

{led2State=0;}

digitalWrite(led2Pin, led2State);

while (button2==0)

{

button2=digitalRead(switch2Pin);

delay(20);

}

}

delay(20);

}

return 0;

}

 

Dans ce cas, avec un branchement approprié, le contrôle des deux LEDs devient alors possible.

 

 

IV – Sources :

 

 

  • Wiringpi.com
  • Projects.drogon.net
  • wiki.mchobby.be
  • nagashur.com
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Auteur : Guillaume ROUQUIER

Wiring Pi

Posted on 5 novembre 2017  in domotique, Raspberry

I – Que sont la Raspberry Pi et le GPIO ?

Qu’est-ce que le Raspberry ? Le Raspberry Pi est un micro ordinateur de la taille d’une carte de crédit, vendu à bas prix, nu (sans boitier ni écran, alimentation, clavier ou souris…). Il a été créé par la fondation caritative Raspberry Pi, dont le but était d’encourager l’apprentissage de l’informatique. Différents OS peuvent être installés sur ce micro-ordinateur, principalement des distributions Linux, comme Debian ou Rasbian, mais aussi Windows 10 IoT Core, ou Android Pi.

Son prix d’achat peu élevé a pour but de stimuler l’utilisation de matériel de récupération, mais aussi de s’en servir pour des projets ou l’achat de composants d’ordinateur classiques n’est pas possible ou logique, comme par exemple dans la réalisation de projets de domotique, de média center, d’électronique embarqué…

Le micro ordinateur peut être alimenté en micro USB, sous réserve d’une puissance suffisante, par un transformateur, une batterie, ou d’autres solutions, cequi permet de ne pas limiter les usages qui peuvent en être fait. Doté de plusieurs ports USB, un port RJ45, un port HDMI, ainsi qu’un port DSI (pour un écran LCD) et un port CSI (pour une caméra), ainsi, les configurations peuvent être multiples.

Mais le port le plus « important », surtout dans le contexte de cette contribution, c’est le port GPIO.

Qu’est-ce que le GPIO ? Ce port, appelé General Purpose Input/Output permet de brancher bon nombre de composants électroniques divers et variés, comme des capteurs, des LEDs, des interrupteurs, ou bien d’autres choses encore. Le GPIO est composé de 40 pins, répartis entre les alimentations en 5v, en 3,3v, une interface SPI, une interface I2C, ainsi que 17 pins d’usage libre.

 

II – Qu’est ce que la bibliothèque WiringPi ?

A – Introduction à WiringPi

WiringPi est une bibliothèque écrite en langage C, dont le but est d’améliorer l’accès et l’utilisation du port GPIO de la Raspberry Pi. Elle n’est pas limitée au C et au C++, mais il faut alors utiliser différents wrapper pour les langages Python, Ruby, et Perl.

Comme dit plus haut, le port GPIO et composé de 40 pins qui peuvent transporter des signaux et des bus, et certaines broches peuvent être programmées en entrée digitale ou en sortie digitale. Les interfaces SPI, I2C, UART peuvent elles aussi être programmées comme des entrées ou sorties digitales lorsqu’elles ne servent pas comme bus de données.

La bibliothèque WiringPi inclus un utilitaire GPIO en ligne de commande, qui peut être utilisé pour programmer et configurer les broches GPIO comme décrit précédemment. La bibliothèque peut aussi être utilisée avec des cartes d’extension du port GPIO, qui permet de gérer des entrées analogiques bien que le Raspberry Pi ne soit pas équipé pour une telle utilisation au départ. Il rend donc possible et facilite l’utilisation de la carte Gertboard, ainsi que d’autres cartes du même genre…

B – Les avantages de l’utilisation de WiringPi

La bibliothèque offre de nombreux avantages, dont ceux cités dans l’introduction, comme la gestion d’entrée analogiques sans avoir à faire appel à un convertisseur analogique/numérique, mais simplement à une carte d’extension, qui sera gérée simplement à l’aide de la bibliothèque WiringPi.

Un autre des avantages de WiringPi est la gestion des pins du GPIO. En effet, WiringPi « renomme » et redéfini les noms de chaque pin, afin de ne plus avoir à appeler chaque pin par son nom originel. Ainsi, l’utilisation du GPIO est rendu bien plus simple, et grâce aux différentes fonctions de WiringPi, il est possible de régler le pin comme un pin d’entrée, ou de sortie, mais aussi de simuler, à l’aide des résistances de pull up ou pull down de la Raspberry pi, la valeur du pin.

Cette façon de renommer les pins du GPIO, en plus de rendre leur utilisation plus simple, permet, en cas de changement de modèle de Raspberry Pi, de garder un programme fonctionnel, et d’éviter ainsi les erreurs. En effet, entre les modèles A, B et 3, le nombre de pins a augmenté, mais aussi les emplacements sont différents…. Ainsi, par exemple, sur le premier modèle, à un pin donné sera affecté une fonction, comme l’interface SPI, tandis que sur le second modèle, il pourra être affecté a une autre fonction. Car sans le WiringPi, lorsque l’on cherche à utiliser un pin, on l’ « appelle » par son nom physique, par le nom de sa position dans le GPIO. Avec WiringPi, on renomme donc chaque pin avec sa fonction, ainsi, lors d’un changement de modèle de Raspberry Pi, c’est WiringPi qui redirigera correctement les informations reçus ou émises par les pins du GPIO.

C – Exemples de code :

Il est donc possible, à l’aide du WiringPi, d’exécuter simplement bon nombre de programmes utilisant le GPIO, comme les trois exemples disponibles dès l’installation de la bibliothèque de WiringPi.

Le code permettant le clignotement est très simple :

#include <wiringPi.h>

main ()

{

wiringPiSetup () ;

pinMode (0, OUTPUT) ;

for (;;)

{

digitalWrite (0, HIGH) ; delay (500) ;

digitalWrite (0,  LOW) ; delay (500) ;

}

}

On peut noter dans ce code, la façon de définir l’entrée ou la sortie d’un pin avec « pinMode (0, OUTPUT) ;». On remarque aussi de quelle façon on allume ou on éteint la LED, en réglant la valeur du pin à 1 (HIGH) ou à 0 (LOW).

 

II – Cas pratique : deux interrupteurs et deux LEDs :

 

Pour ce cas, on va donc réutiliser une partie du code vu en exemple, mais aussi l’adapter pour y intégrer les deux interrupteurs, et différencier les deux leds.

 

 

 

 

 

Dans ce cas, avec un branchement approprié, le contrôle des deux LEDs devient alors possible.

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Auteur : Guillaume ROUQUIER

Evolutions et tendances de la domotique

Posted on 9 décembre 2016  in domotique

I – La domotique : qu’est-ce que c’est ? D’où ça vient ?

-      Définition et but de la domotique :

La domotique est l'ensemble des habitat_intelligentusagertechniques de l'électronique, d'automatisme, de l'informatique et des télécommunications utilisées dans les bâtiments, permettant d’intégrer et de centraliser le contrôle des différents systèmes et sous-systèmes de la maison, que ce soit le chauffage, des volets roulants, une porte de garage, un portail d'entrée, des prises électriques, etc. La domotique vise à apporter des solutions techniques et pour répondre aux besoins d’économie (gestion d'énergie, optimisation de l'éclairage et du chauffage, de sécurité (alarme, vidéosurveillance), de confort (intégration de système son multi-room),  et de communication (commandes à distance, signaux visuels ou sonores, etc.) que l'on peut retrouver dans les habitats, les hôtels, et de plus en plus, les entreprises.

La domotique, bien que part son nom soit destiné aux particuliers (domus signifiant maison en latin) peut aussi se destiner aux entreprises, quel que soit leur taille et leur secteur d’activités, bien que le secteur tertiaire, représentant les services, ne soit moins concerné.

L’utilisation d’un particulier sera plus orientée vers le confort d’utilisation, l’ergonomie, ainsi que le contrôle énergétique et la sécurité de son habitation. Par exemple, avec l’utilisation d’un portail avec commande à distance, ou digicode, ou avec une centrale automatisée qui gère le chauffage de toute la maison, ou encore avec un système de vidéosurveillance.

Un professionnel, en fonction de la taille de son entreprise, peut utiliser des services similaires à un particulier, s’il a une petite ou moyenne entreprise, comme un commerce. En revanche, si c’est pour une grosse entreprise, ou pour de l’industrie, l’utilisation peut être bien différente, comme par exemple le pilotage à distance de régulateurs lié au métier, de processus, ou l’automatisation de taches, être toujours tenu au courant des relevés de son usine, comme la pression ou l’état de fonctionnement de certaines machines, leur température, ou bien être alerté dès la détection d’une anomalie.

Bien que le professionnel de l’industrie puisse utiliser des automates industriels, qui se rapprochent des systèmes domotiques, ces deniers peuvent proposer une meilleure sécurité, une meilleure connectivité. En outre, le professionnel aura accès à toute la gamme de capteurs et systèmes domotiques proposés au grand public, et ne sera pas restreint à ceux d’un automate industriel.

-      Les origines de la domotique et ses débuts dans la société actuelle :

Bien que l’origine de la domotique remonte au début des années 80, la notion de confort n’a pas attendu le « tique », c’est-à-dire l’électronique, l’informatique ou la technique pour entrer dans la maison. En effet, même à l’époque de l’Égypte des Pharaons (avec l’automatisation de l’irrigation des cultures, grâce au chadouf), la notion de confort de l’habitat et des techniques utilisées pour faciliter les tâches était un sujet de société important.

 

Chaque période de l’histoire possède son modèle précis dans la recherche du confort domestique. Alors que dans l’Antiquité et le Moyen-Âge la notion d’espace était extrêmement importante, pendant l’ancien régime la priorité était donnée à l’ornementation.

Aujourd’hui, c’est la notion d’automatisation qui se place au centre de nos préoccupations, avec la quête de liberté qu’elle englobe.

 

Sans aller aussi loin dans le temps, il faut remonter quelques décennies en arrière, pour comprendre comment la domotique que nous connaissons à l’heure actuelle a vu le jour, et comment celle-ci s’est intégrée à notre société. Des années 50 à aujourd’hui, tant d’époques et de besoins divers se sont succédés afin d’arriver au concept d’habitat, de confort, d’automatisation et de sécurité que nous connaissons actuellement.

 

En 1950 sort un des plus grands classiques de la littérature de science-fiction, du roman d’anticipation, le recueil de nouvelles intitulé « I, Robot » par Isaac Asimov. L’histoire tourne autour de robots programmés pour nous assister, nous servir, et effectuer à notre place des tâches quotidiennes et répétitives. À cette époque, la société s’ouvre à la notion de « confort moderne », c’est-à-dire au-delà d’une simple réponse à des nécessitées quotidiennes, comme l’hygiène, se nourrir… l’homme veut donc démocratiser le confort chez lui, le rendre plus simple (chauffage central, électricité), plus ergonomique, pouvoir se divertir (TV). Aux Etats-Unis, on est en plein rêve américain, mais pourtant, 4 ans plus tard, seulement 10 % de la population possède un réfrigérateur chez elle. La maison robotisée n’est donc pas pour tout de suite !

Ce qui était une utopie il y a 66 ans maintenant est aujourd’hui normal, la différence étant que le robot de fiction imaginé par l’auteur a été remplacé par notre maison en elle-même, par nos appareils électroménagers (les plus récents, prenant en charge une certaine connectivité, avec des fonctionnalités particulières) qui facilitent notre vie quotidienne, et nous rendent les tâches ménagères plus faciles.

 

Dans les années 80, plus précisément en 1984, le journaliste Bruno Latour créé « l’association pour les Maisons du Futur », dont le but est d’en faire un groupe de réflexion pour ce qui deviendra le concept de la « domotique ».

De plus, durant cette période, la crise du bâtiment, et de l’énergie, fait changer les mœurs. On ne veut plus construire vite et simple, mais on réfléchit à l’occupation que l’on va faire du bâtiment. Les occupants ne veulent plus compenser une mauvaise isolation par une consommation d’énergie plus élevée, on veut déjà à cette époque contrôler sa consommation énergétique. Ainsi, cette crise, couplé à la saturation du marché de l’électronique, et ses chutes de prix poussent les entrepreneurs à s’associer, pour proposer de nouvelles offres et prestations.

 

A l’origine de ce développement, la motivation des pouvoirs publics, l’évolution sociale, et les besoins de la population. En effet, les personnes veulent plus de sécurité, de meilleurs services de communications, et un meilleur confort. A cette époque, les incidents domestiques causent plus de morts que les accidents de la route. Il faut donc pouvoir vérifier l’identité des personnes qui peuvent entrer chez soi, ou dans son immeuble, ou encore pouvoir réguler la température de son habitation facilement, pouvoir contrôler ses consommations, commander des équipements à distance, entre autres.

Le concept technologique d’automatisation voit alors le jour. Mais à cette époque, la domotique est encore loin du stade de l’optimisation, et seules les personnes les plus aisées peuvent se permettre ce concept futuriste.

 

10-2A la fin des années 80, le SECURISCAN de Thomson « était le premier système domotique installé dans une maison. Mais les technologies actuelles n’existaient pas encore et l’installation pionnière n’a pas été un grand succès. »

 

(Source : http://domotique-news.com/, 1er site d’information en France sur la domotique, créé en 1995)

 

En effet, le système était à l’époque très compliqué à mettre en place, et demandait presque des compétences de programmeur, de développeur.

A la sortie de ce produit, le Wifi et le Bluetooth n’existait pas, et le Securiscan communiquait par le biais d’onde radios, et ne portait maximum qu’à une centaine de mètres. Avec d’épais murs en pierre, il était donc difficile d’installer un tel système dans une grande maison, ou bien d’étendre le système jusqu’aux portails de la propriété. Et puis il existe aussi le risque des interférences radios, qui pourraient empêcher la centrale et ses modules de bien communiquer, et donc de bien fonctionner.

 

Début des années 90, un autre appareil fait son apparition, le Cardio de Secant. Cette centrale pouvait à la fois s’intégrer dans du neuf avec son câblage ou s’incorporer dans une rénovation avec l’utilisation du courant porteur X10 (car la Wifi et le Bluetooth n’arriveront sur le marché qu’en 1999). La console de pilotage est un écran tactile de 6 pouces et elle permet de faire tout ce que le Home Kit d’Apple peut proposer.

A la fin des années 90, la standardisation garantissant la compatibilité entre les différents appareils provenant de différents fabricants débarque sur le marché. Une dizaine d’années ont été nécessaires depuis les premiers livres sur le sujet, qui annonçait l’arrivée de la domotique dans les foyers.

A cette époque la maison automatisée se développe, et l’on remplace les interrupteurs par des télécommandes, et la télésurveillance et les alarmes ne font plus qu’un. Le développement du réseau de télécommunications, l’arrivée du wifi, et la démocratisation des téléphones portables grâce au GSM vont participer au changement qui va permettre à la domotique de s’installer dans les foyers.

A cette période, le but de la domotique est le même qu’aujourd’hui, pouvoir gérer les consommations d’énergie et de fluides, gérer la sécurisation de son foyer, et la commande à distance. Les possibilités de communications entre les centrales et les modules du moment sont soient filaires, soit « sans nouveau fil » c’est-à-dire en courant porteur, soit sans fil (bien que ce ne soit qu’une option relativement peu répandue).

 

Dans les années 2000, les maisons deviennent pilotables à distance, grâce à la popularisation d’internet, les automatises sont programmés et commandés depuis un ordinateur, ou plus tard un smartphone. La maison ne se veut plus « intelligente » ou « du futur », mais « obéissante ». Désormais, l’habitat est construit autour des besoins de l’individu qui va l’occuper. Le marché propose des solutions « sur-mesure » prêtes à centraliser au maximum tout type de demande afin de proposer un produit reflétant à la perfection les besoins du client.

Un client n’achète plus un produit, mais un service et un usage.

 

II - Evolution chronologiques des débuts a ce qui se trouve dans les maisons actuellement

 

  • - Les produits et services actuels en domotique :

Il est impensable aujourd’hui d’acheter une voiture neuve sans verrouillage centralisé, et pourtant, en ce qui concerne une maison, il encore très commun de l’acheter avec un système de fermeture « à l’ancienne », c’est-à-dire sans commande centrale. Bien que le prix de la domotique soit toujours élevé, et considéré par beaucoup comme un luxe, elle permet de grandes économies par une centralisation du chauffage, et de son contrôle.

 

Pour ce qui est des ouvrants (portes et fenêtres, volets, stores, portail) la domotique permet aujourd’hui de centraliser la fermeture, à condition d’être équipé correctement, avec par exemple des stores électriques, un portail ou des persiennes motorisées. Pour le reste, il existe déjà beaucoup de solutions permettant de réguler la température de sa maison depuis un point central, qui était la nouveauté dans les années 2000.

La tendance actuelle en domotique, au-delà de nouveau produits ou service en domotique, et le contrôle par le biais de son smartphone. Il aura fallu la montée de plusieurs facteurs différents pour que la majorité des personnes ne ressente le besoin d’en posséder un :

- internet accessible partout

- le développement des réseaux sociaux

- une offre étendue de produits de la même gamme

- bien sûr, la démocratisation des prix de ces appareils

 

Par exemple, un produit qui s’est popularisé, le portier vidéo (par exemple le modèle de KONX) qui vous permet d’entrer chez vous, ou dans votre propriété à l’aide puce RFID, et qui en plus de la sonnette classique et de la caméra, vous permet de recevoir le flux vidéo émis par votre portier vidéo directement sur votre smartphone.

Dans le même genre, la nouvelle camera Welcome de Netatmo, pousse la surveillance de son domicile au niveau suivant. Couplé à un algorithme de détection des visages, l’appareil va apprendre à reconnaître les occupants de la maison, et pourra ainsi prévenir d’une présence inconnue dans la maison. Parmi tous les scénarios proposés par la caméra, celle-ci peut vous prévenir, en plus de sa mise en route, de sa mise hors-tension, de son niveau de batterie :

- de l’arrivée d’une personne connue à la maison, ce qui peut s’avérer très utile pour s’assurer du retour des enfants de l’école, ou d’une autre sortie.

- de la vue d’une personne connue, déjà identifié, donc déjà dans la maison. Si vous combinez plusieurs caméras, vous pouvez par exemple être tenu au courant du moment ou vos enfants se lèvent, si vous êtes déjà parti au travail, ou bien si il font bien leurs devoirs dans leur chambre, ou jouent dans le jardin, plutôt que de rester devant la télévision

- de l’arrivée d’une personne spécifique, si vous avez plusieurs enfants, pour savoir qui est rentré, et qui est toujours en train de vadrouiller dehors

-équipée de micro, elle sait reconnaître le son d’une alarme domestique, ou d’une alarme de détecteur de fumée.

 

Comme la plupart des objets en domotique, cette caméra dispose de son application, par laquelle vous recevrez toutes les notifications émises par l’appareil.

 

Parmi les produits qui ont récemment fait leur apparition sur le marché de la domotique, de la maison connectée, sont les frigos intelligents.

Plusieurs grandes marques se sont lancées dans cette branche, tel que Samsung, Haier, LG, Whirlpool ou Siemens, proposant chacune un produit avec des fonctionnalités dignes d’un film de science-fiction.

Par exemple, la plupart de ces frigos peuvent vous prévenir des dates de péremption qui approchent, pour éviter le gaspillage. Certains modèles vont encore plus loin, en rendant la liste de leur contenu accessible depuis, encore une fois, votre smartphone. Plus besoin de liste de courses, et plus de risque d’oublier ce qu’il reste dans votre frigo au milieu d’un supermarché ! Et le frigo LG pousse le vice jusqu’au bout, en permettant à l’utilisateur d’envoyer directement des textos à son frigo, en lui demandant par exemple « Combien as-tu d’œufs ? » ou bien « La bouteille de lait est-elle remplie ? ». Bienvenue dans le futur !

 

Mais ce qui reste le plus répandu sur le marché de la domotique, et le plus facile d’utilisation, à l’heure actuelle, ce sont les « box », qui permettront de « connecter » la climatisation, les éclairages, les volets électriques, les alarmes, la vidéo surveillance, la télévision, la porte du garage ou le portail, le chauffage…

La plupart de ces boxs sont développées sous Linux, qui est un système open source, et pourrais permettre de faciliter l’inter compatibilité entre les modules, ou l’intégration de nouveaux modules dans la gamme d’un fabriquant par un autre.            La domotique propose de telles solutions depuis un certain temps, mais jusqu'à présent, cela nécessitait un budget souvent conséquent et l'intervention d'un spécialiste pour réaliser l'installation et la programmation du système (surtout pour les scénarios), parfois même de gros chantiers, (pour la connexion entre les modules, le câblage, …). Toutes ces raisons (coût, intervention d'un spécialiste, difficulté d'installation et utilisation un peu technique) ont sans doute contribué à ce que la domotique reste assez confidentielle en France.

On trouve actuellement des solutions complètes fournies sous forme de packs, que n'importe quel néophyte — ou presque — va pouvoir installer pour prendre le contrôle de sa maison. L'interface tactile du smartphone constitue un véritable atout simplicité pour ces solutions domotiques de nouvelle génération.

La contrainte étant de se fournir chez le même fabriquant, car la plupart de ces boxs ne sont pas inter-modulaires.

Quelques prérequis sont toutefois nécessaires, outre posséder un smartphone ou une tablette, les éléments dont on souhaite prendre le contrôle doivent être électriques et il faut disposer d'une connexion Internet dans le foyer ; c'est elle qui va servir de lien entre les appareils contrôlés et le smartphone. Il existe bien sur de nombreux fabricants, de nombreuses marques, qui ont créée leurs propres produits, et développée leur gamme de modules associés, comme Somfy, Blyssbox, Apple, MyFOX, ThomBox, etc.

Au-delà de piloter les appareils à distance, la fonctionnalité pour laquelle une « box » est conçue au départ, ce sont les scénarios. Ce sont eux qui rendent la maison autonome et intelligente en faisant interagir les produits. En domotique, un scénario consiste à associer une situation à une action pour l'automatiser. Par exemple, il est possible de programmer automatiquement l'allumage des lumières lorsque l'on descend les stores. Sur de gros systèmes domotiques installés par des professionnels (qui utilisent le protocole KNX), la mise en place de scénarios est complexe.

Alexandre Chaverot, président de la sociétéa_chaverot_ française Avidsen (qui fabrique et gère la box Thomson), explique : "Aujourd'hui, tout cela se fait à travers le smartphone ; on peut contrôler la sécurité, le chauffage, la lumière, faire interagir les produits entre eux, utiliser le GPS du téléphone portable pour activer ou désactiver les scénarios. Par exemple, quand vous vous éloignez de chez vous, les scénarios peuvent être activés en repérant que vous êtes partis : faire de la simulation de présence en allumant et éteignant la télé ou la chaîne hi-fi (...) je peux me connecter sur la station de météo France, renseigner que j'habite à Tours et programmer mon arrosage avec des conditions comme « s’il pleut, tu n'arroses pas »".

 

Finalement, ces systèmes grand public ont peu de limites, comme nous l'explique A. Chaverot. Il cite quelques exemples de scénarios : allumage ou extinction automatique d'objets quand j'arrive ou quitte la maison, quand je pars en vacances... programmation horaire pour simuler la présence, allumage de l'ensemble des lumières de l'habitation à l'ouverture de la porte d'entrée, extinction de la lumière dans certaines pièces (comme les chambres d'enfants) lorsqu'aucun mouvement n'est détecté pendant un temps déterminé...

La plupart de ces systèmes grand public sont composés d'un boîtier à relier à la box Internet de l’habitation (parfois un autre à relier au compteur électrique). Ce boîtier va communiquer avec les éléments de la maison que l'on souhaite commander. Pour qu'ils communiquent avec ce boîtier, il faut ajouter des "modules" dédiés, par exemple sur les interrupteurs des volets roulants, la lumière intérieure ou extérieure... Ou bien acheter des objets connectés auprès du fabricant de la box, ou d’une marque compatible, comme par exemple des ampoules connectées, qui éviteront d’avoir un module supplémentaire à installer (Certaines possèdent même un haut-parleur, pour sonoriser une pièce simplement). Ces petits accessoires communiquent en permanence avec la box Internet de la maison et c'est ce qui permet de communiquer avec le smartphone, la tablette ou l’ordinateur de l'utilisateur.

Ces systèmes sont dits "plug & play", une fois installés (ce qui est prévu pour se faire très facilement), aucune configuration spéciale n'est nécessaire.

 

Bien sûr on peut se poser la question de la sécurité, avec tout ce que les médias traditionnels peuvent diffuser, comme les piratages de comptes Yahoo par milliers, ou de compte iCloud, pour ne mentionner que les plus médiatisés.

Les fabricants de ces packs domotiques utilisent des serveurs sécurisés, "du même type que lorsqu’on fait des transactions bancaires, de type https" explique A. Chaverot, avant d'ajouter qu'aucun système n'est infaillible et que des personnes très motivées pourraient parvenir à hacker le système "certains parviennent à hacker la CIA !". Avant d'ajouter que les probabilités sont faibles car pour un groupe de pirates informatiques, l'habitat d'un possesseur de système domotique n'a qu'un intérêt limité. On doit donc en retenir que les serveurs sont sécurisés mais que tout risque est impossible à exclure.

 

-       Les moyens de communiquer dans un système domotique:

Pour ce qui est de la communication entre les modules d’une box et la box elle-même, ou entre divers éléments d’une installation domotique, il existe plusieurs protocoles. La Thombox de Thomson, distribué par Advisen, utilise un protocole de la marque, L’ARW (Advisen Radio Wave) qui est une onde radio émise à une fréquence de 868 MHz, avec une portée de 200 à 300 mètres en champ libre, et dont le protocole radio est crypté et protégé.

Nous sommes donc loin de l’appareil pionnier proposé dans les années 80 par la marque, mais nous pouvons retrouver beaucoup de similitudes, preuves que le Securiscan était bien un objet avant-gardiste, et non une simple lubie futuriste !

Parmi les autres protocoles de communication utilisés, on peut principalement retrouver le Bluetooth, dont la portée et la stabilité s’est améliorée ces dernières années, pouvant atteindre une centaine de mètres de portée en champ libre, ainsi que le wifi qui peut atteindre plusieurs centaines de mètres en champ libre, et de 20 à 30 mètres en intérieur.

Il reste encore l’infrarouge, principalement utilisé par les télécommandes pour contrôler des appareils hi-fi ou des télévisions.

Tous ces protocoles ne permettent pas d’avoir un réseau dit « maillé », c’est-à-dire que les modules ne peuvent pas communiquer entre eux. En revanche, le protocole Z-Wave le permet.

 

Le Z-Wave est un protocole de communication sans fil entre appareils électroniques. Ce protocole a comme principales caractéristique d’être :

  • Principalement destiné à la domotique,
  • Relativement sécurisé,
  • À double sens (chaque composant est à la fois récepteur et émetteur),
  • Utilisé dans un système de réseau maillé

logo-zwaveLe Z-Wave est donc un protocole de communication sans fil qui utilise les radio fréquences (RF) pour établir les communications. Il permet donc à 2 composants électroniques Z-Wave de discuter ensemble pour échanger des informations.  Ces informations peuvent être des données (relevé de température), des ordres (ordre ON ou OFF), des statuts (« je suis allumé ») etc.

Comme tout signal RF sans fil, la portée d’un signal Z-Wave est très fortement influencée par l’environnement dans lequel il est émis. Les murs par exemple freinent sa progression dans les airs.  On a l’habitude de considérer que le signal Z-Wave dans une résidence classique a une portée de 30 mètres en intérieur et de plus de 100 mètres à l’extérieur en plein air.

Imaginons maintenant que l’on installe dans une maison 2 éléments Z-Wave tels qu’une prise commandée et une télécommande.  Lors de la mise en œuvre, les 2 éléments sont appariés et mis en réseau. Ce réseau utilise un système de maillage c’est à dire que si l’on rajoute une 2ème prise commandée à notre exemple précédent et que l’on se situe à une distance trop éloignée avec la télécommande pour agir sur cette nouvelle prise commandée, cette prise pourra quand même être pilotée.

L’ordre ON ou OFF est émis par la télécommande vers la première prise commandée qui relaie cet ordre à la 2ème prise.  Le signal va ainsi par « saut de puce » d’un élément vers l’autre afin d’atteindre la bonne destination.  Via certain contrôleur central on peut améliorer ce maillage en indiquant aux signaux Z-Wave quels chemins il faut qu’ils empruntent. Cela est bien sûr totalement transparent pour l’utilisation du système domotique en régime de croisière.

De plus cette fonctionnalité de réseau maillé (ou « mesh » en anglais) permet à l’architecture des réseaux de ne pas être définie a priori mais de se construire au fur et à mesure de la densification des éléments du réseau.

 

Il existe aussi le système filaire, qui permet d’avoir une meilleure intégration de la domotique dans la maison, sans avoir des modules dans les recoins de chaque pièce de son habitation. Contrairement à ce qui pouvait se faire dans les années 80 et 90, nous allons parler ici de technologie de « bus de commande ».

La technologie par « bus de commande » est arrivée il y a plus de quinze ans essentiellement pour les bâtiments industriels et immeubles de bureau. Elle s’implante aujourd’hui de plus en plus dans les habitats hauts de gamme et commence à apparaître dans les appartements de standing (dernièrement avec le « Smart Building » construit par Bouygues Telecom et Hager à Aubervilliers). L’idée est de séparer le réseau électrique du bus de commande sur lequel sera connecté les différents éléments de contrôle (interrupteur, thermostat, télécommande, écran tactile, etc…) sur des tensions à faible voltage. Grâce à cela, il est possible de contrôler l’ensemble des équipements de la maison depuis n’importe quel type d’interface et offre également la possibilité d’associer n’importe quelle commande à une action individuelle, groupée ou générale, et cela à n’importe quel moment (sans modifier le câblage).

 

logoknxsansfondLes technologies les plus répandues étant le KNX et le Lonworks (aux États-Unis). Le KNX est devenu en 2006 un standard normalisé au niveau international et a été choisi par 90% des constructeurs d’équipements électriques en Europe comme Hager, Scheinder Electric ou encore Siemens.

 

En KNX, le bus de commande est un simple câble de type « paire torsadée » qui parcourt la maison et sur lequel sont connectés en série les éléments de contrôle comme les interrupteurs. L’ensemble des circuits d’éclairage, des volets et prises commandées sont ramenés individuellement au tableau électrique et connectés à des actionneurs KNX. Ces actionneurs KNX seront ensuite programmés pour répondre aux ordres émis par les interrupteurs/bouton-poussoir connectés sur le bus de commande ou par des télécommandes sans fils (avec l’utilisation d’une passerelle radio).

Cette architecture évite la prolifération du 230V dans la maison en scindant le réseau électrique du réseau de commande et permet d’adapter facilement le contrôle des différents circuits en fonction de l’utilisation réelle du logement ou en cas de modification interne. Par exemple, en changeant le lit de place dans une chambre, il est possible de reprogrammer individuellement les interrupteurs et les télécommandes afin de les réaffecter aux modules d’éclairage, de volet, … souhaités. Le protocole KNX supporte aussi le mode de communication sans fil, par courant porteur ou par Ethernet avec l’utilisation de passerelles. Il devient dès lors possible de compléter son installation par des interrupteurs sans fils par exemple. Il est a noté aussi que dans ce genre d’installation, l’intelligence n’est pas centralisée sur un seul équipement : chaque contrôleur connecté sur le bus (comme les interrupteurs) contient son propre microprogramme des ordres à envoyer sur le bus. Le seul défaut du système réside au niveau de l’alimentation du bus de commande, mais il existe bien évidement des systèmes auxiliaires de secours permettant le remplacement de l’alimentation principale.

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Bien qu’à terme ce type d’installation risque de supplanter peu à peu les installations traditionnelles, il est encore aujourd’hui assez couteux à mettre en place et est très difficile à déployer sur un habitat existant. En effet ce type infrastructure demande à câbler individuellement chaque circuit pour le ramener directement sur le tableau électrique (principal ou secondaire) afin de le connecter sur des actionneurs KNX. Cette condition semble très difficile à mettre en place dans des habitats existants, et n’est souvent possible que pour des projets de construction. Le câblage en étoile du réseau de tension et le câblage du bus de commande en série entrainent une dépense importante (on compte environ 1,2Km de câble électrique pour une habitation de 100/150m²) et demandent des ajustements au niveau des plans de construction pour tenir compte de ce câblage important. De plus, le prix de ce genre d’installation est relativement couteux : environ 200€ pour l’alimentation du bus, entre 100 et 500€ pour les actionneurs gérant de 1 à 8 contacts, environs 600 euros pour une passerelle TCP/IP, de 70 à 250€ pour les interrupteurs. Il faut compter entre 5.000 et 20.000€ pour une installation « classique » (on estime en général une installation KNX à 10% du budget global).

À l’image des réseaux filaire Ethernet, la domotique filaire comme le KNX reste un gage de qualité et de fiabilité. Dans un projet de construction et si le budget le permet, la technologie KNX reste le meilleur choix, par contre pour un habitat existant, en maison comme en appartement, cette technologie reste très difficile à mettre en place.

 

  • - Le lien avec les personnes handicapées, les seniors:

La domotique actuelle, en alliant l’électronique à l’informatique et aux télécommunications, offre un confort énorme aux personnes, et particulièrement les seniors et les personnes à mobilité réduite.

Les nombreuses solutions technologiques permettent une surveillance à distance idéale pour ces personnes ayant besoin d’aide au quotidien. Cela permet notamment une inscription plus tardive dans les maisons de retraite et souvent une indépendance retrouvée.

 

La domotique peut être « douce », donc non intrusive, s’adapter à son occupant. Des caméras peuvent être installées au pied du lit, les surfaces pourraient calculer les données importantes du corps de la personne (température, poids, tension, etc.) afin de surveiller l’évolution du patient à distance. En somme, la domotique pourrait clairement permettre d’améliorer l’hospitalisation à domicile.

Le système domotique permethandicap-telethese aux personnes dépendantes de piloter à distance les équipements électriques de l’habitat, tout comme pour un utilisateur classique (éclairages, chauffage, volets et stores, électroménager, portes et lits automatisés...) selon leurs besoins du moment ou en suivant des scénarios personnalisés. Par exemple, la détection de passage (par des capteurs domotiques) déclenche instantanément l'éclairage dans les lieux de circulation sans actionner aucun interrupteur. Bien sur, le confort que peut en tirer une personne handicapée est bien plus grand qu’un utilisateur standard. Là où n’importe qui bénéficiera d’un confort supplémentaire, une personne handicapée, ou une personne âgée, pourra retrouver de l’indépendance, grâce à une limitation de ses efforts, mais aussi retarder son admission en maison de retraite.

Dans le cas d’un handicap, la multiplication des points de commande et l’utilisation de télécommandes permettent à l’utilisateur de contrôler son environnement sans avoir à se déplacer, ou de façon réduite, voir même directement depuis son fauteuil roulant. De plus, des automatismes prennent le relais pour diminuer les tâches répétitives.

Facilement programmables, ces scénarios sont des combinaisons d’actions automatisées qui aident l'utilisateur et lui évitent des déplacements et des actes difficiles ou répétitifs.

Ainsi équipée en domotique, un maison peut utiliser différent moyens de prévenir son occupant en cas d’urgence, par exemple, un personne sourde peut être prévenu visuellement par son détecteur de fumée, ou de fuite de gaz, en faisant par exemple clignoter la lumière de la pièce dans laquelle se trouve l’occupant de la maison.

accessibilite-handicapEn domotique séniors semi-dépendants, la Communauté européenne a lancé, dès 2008, un programme de recherche baptisé CompanionAble.

Six pays européens unissent leurs efforts et connaissances pluridisciplinaires pour aboutir à un système domotique, simple, fiable et performant comprenant :

 

-      une « smart home » muni de plusieurs capteurs qui permettent de détecter les mouvements ou, à l'inverse, l'absence suspecte d'activité (capteurs de pressions sous les fauteuils et le matelas, etc.) ;

-      un « robot » ergonomique doté d'un écran tactile et d'un système de communication sophistiqué piloté par des logiciels domotiques ultra complets. Un des buts est de garder la personne âgée en contact avec ses proches, son médecin, etc.

 

Les équipements domotiques touchent tous les domaines. Par exemple, il existe des prototypes de lits médicalisés « intelligents » accessibles au patient lui-même, jusqu’à la commande au souffle pour les personnes les plus dépendantes, comme des tétraplégiques.

 

III Tendances futures et dernières présentations, concepts en développement :

Evoqués précédemment, les frigos connectés sont toujours en phase de développement pour la plupart des fabricants d’électroménager, et seul Samsung a commercialisé pour l’instant son Family Hub. Bien qu’avant-gardiste, il a tout de même ses limites. Il peut par exemple vous envoyer des photos de son contenu, ou les afficher sur son écran HD de 21.5 pouces, ou encore tenir son utilisateur informé des dates de péremption de son contenu, mais l’utilisateur doit rentrer les dates manuellement, et le frigo ne peut pas « traquer » les produits qu’il contient, et ainsi leur afficher la date de péremption (il est en effet possible de mettre des pastilles sur les photos prises par le frigo, qu’il affiche sur son écran, de la même façon que si l’on avait collé un post-it). Les autres marques en sont toujours à la phase de développement, ou en phase de pré production, mais les différents modèles (Haier, LG, Whirlpool, etc.) ont déjà été présentés au public lors de différents salons, comme le CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas, l’IFA (Internationale FunkAusstellung, Salon International de la Radiodiffusion, devenu avec le temps un grand salon de l’électronique) de Berlin.

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Aussi présenté lors de ces salons, on peut trouver des nouveautés, telles que les vannes de chauffage, de Netatmo, qui s’installent sur les systèmes de chauffage à eau que l’on peu retrouver dans d’anciens bâtiments, et permettent ainsi de réguler le chauffage de façon centraliser sans avoir a changer toute son installation.

 

Il sera bientôt possible de diriger toute sa cuisine à la voix, à en croire GE Appliances, qui annonce la compatibilité de sa gamme d'électroménager connecté avec l'assistant à commande vocale Alexa d'Amazon aux Etats-Unis.

Le système de synthèse vocale d’Amazon est en train de s'imposer comme l'un des standards de la smart home. Un an après le lancement du kit pour développeurs permettant d'intégrer Alexa à n'importe quel produit ou service du marché (fin 2015), la barre des 3000 commandes vocales disponibles a été dépassée. Alexa est désormais intégrée à une multitude d'objets connectés du marché, et permet d'interagir avec de très nombreuses applications. 10 000 développeurs travailleraient actuellement sur des applications compatibles Alexa.

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La gamme d'électroménager connecté Monogram de GE Appliances, à été rachetée par Haier en juin 2016. Les frigos, fours, machines à laver de la marque seront donc  contrôlables par la voix, par l'intermédiaire de l'enceinte connectée Echo d'Amazon, de sa petite sœur miniaturisée Echo Dot ou de la box Fire TV. En disant simplement, "Alexa, dis à Geneva de...", il est possible de préchauffer son four, vérifier l'état d'avancement d'une machine ou faire chauffer de l'eau dans son frigo multifonctions. Une fonction qui peut s’avérer utile lorsque l’on cuisine et que l’on ne veut pas tout salir.

 

sense-0-0Autre tendance actuelles, les Peanuts. Ce sont des objets connectés à moins de 30 euros, preuve que la domotique se veut de plus en plus abordable. Avec ses Peanuts, des objets connectés remplissant une fonction précise (mesurer la température par exemple), la start-up veut démocratiser les objets connectés.

La marque débute avec les "thermo peanuts" qui, comme leur nom l'indique, permettront de suivre la température. Les avantages de ce petit galet de 4 centimètres face à un thermostat classique sont sa simplicité et son prix (29 euros). Il n'est pas dépendant d'une box domotique mais communique simplement avec un smartphone ou une tablette via Bluetooth low energy (4.0). Il peut stocker un mois de données et il suffit de passer à proximité (dans un rayon de 60 mètres) avec son smartphone associé pour les récupérer.

Ces « peanuts » peuvent aussi être connectées à « Mother » une vigie numérique qui permet de garder un œil (maternel, donc forcément bienveillant) sur des objets et situations du quotidien, créée par la même marque. Cette plateforme est capable de collecter et d’interpréter  de grandes quantités de datas issues d’objets connectés. Un peu comme une box, sans pour autant être requise pour faire fonctionner les Peanuts, « Mother » est faite pour communiquer avec des capteurs, appelés "motion cookies", qui peuvent servir à rendre des objets du quotidien communicants, sans pour autant être relié au système électrique de l’habitation, grâce à une autonomie de 12 mois. Ces galets, ainsi que les Peanuts, dotés d’accéléromètres, thermomètres et autres collecteurs de données, peuvent remplir des taches plus ou moins ludiques, qui leur seront associées : il est possible de monitorer la qualité de son sommeil ou son activité physique, savoir si une intrusion s’est produite dans une pièce ou un appartement… Un tableau de bord est disponible à tout moment sur smartphone et tablette (non disponible pour les galets) et des alertes lumineuses spécifiques peuvent être paramétrées sur la station d’accueil Mother.

Concernant les Peanuts, leur but est de permettre au grand public de se familiariser avec les objets connectés et leur applications domotique "Si l'on veut vraiment que l'internet des objets entre dans notre quotidien, alors il faut des objets beaucoup moins chers et que l'on puisse acheter partout, pas seulement dans les rayons dédiés des magasins d'électronique", disait Rafi Haladjian, fondateur de Sen.se, en janvier lors du CES.

 

IV La domotique d’un point de vue économique (évolution du marché, évolution du groupe cible, des clients potentiels)

 

  • - Au début, des prix excessifs :

A l’origine de la domotique, le premier produit destiné au grand public, était le Securiscan de Thomson, qui a été évoqué plus haut. Au moment de sa sortie, il coutait 20.000 francs, soit environ 3000 €, ce qui était déjà beaucoup pour l’époque. et ne comprenais que l’achat de la centrale, il fallait encore ajouter à cela le cout de l’installation, à savoir les travaux et la mise en place, la programmation de la centrale. En effet, à cette époque, le système n’étant pas aussi « user-friendly » et ergonomique, l’assistance d’un programmeur pouvait être nécessaire. Ce produit ce destinait donc principalement à une clientèle aisée.

 

  • - Une popularisation du marché toute relative, une baisse des prix, agrandissement de la clientèle cible :

Depuis quelques années, plus précisément depuis 2009 et l’apparition de la première box domotique, la Zibase de Zodianet, la domotique est devenue plus simple d’utilisation au fur et a mesure des générations, plus simple à installer, et moins chère.

Quand il fallait débourser 3000 € dans les années 80 pour une centrale inesthétique, ce même budget peut maintenant couvrir une installation ultra complète, permettant de contrôler son éclairage, la fermeture de son habitation, la centralisation de son chauffage, quel que soit le type de radiateurs ou de climatisation installé dans son foyer.

Pour des boxs domotiques, les prix oscillent entre 179€ et 699€, suivant les fonctionnalités proposées, et permettent donc de se construire un système personnalisé en fonction de ses besoins. Il ne reste donc plus qu’à ajouter les modules désirés, qui peuvent pour la plupart s’intégrer sans grands travaux (on ne prend donc pas en compte les portails automatiques, les stores motorisées, à moins qu’ils ne soient déjà installés, mais pas relié à un système complet).

Les résultats qui suivent sont issus d’une étude de la BSRIA (Building Services Research and Information Association) sur le marché européen de la domotique.

Malgré une démocratisation importante, on peut constater que le marché de la domotique reste un secteur pour utilisateurs aisés. En 2010, 60 % des ventes étaient effectuées dans un secteur haut ou moyen de gamme.

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Le marché est dominé par la vente de produits de pilotages des éléments de la maison. Cela représente en majorité les équipements de gestion de l’éclairage et de l’occultation.

Dans le domaine de la domotique comme dans d’autres, c’est l’Allemagne qui domine le marché européen. Les industriels allemands possèdent 65 % des parts de marché. C’est la firme KNX qui s’impose devant les autres. Le nombre de résidences équipées outre Rhin s’élèverait à plus de 150 000, dont une grande partie sont également des projets pilotes.

Au niveau européen, 10 % des ménages seraient équipés d’un système de gestion de l’énergie. L’étude montre que c’est la gestion de l’énergie qui est l’avenir de la domotique en plus du confort. D’autres branches de la domotique restent des activités d’entreprises spécialisées. On pense notamment à la sécurité et aux connexions multimédias.

 

Les prévisions annoncent que le marché s’étendra pour devenir un marché de masse à partir de 2016.

Le nombre d’utilisateurs grandit donc, de part cette facilité d’utilisation nouvelle, qui rend les boxs technologiquement accessibles, à la portée du grand public.

La baisse des prix permet aussi aux classes moyennes de pouvoir installer des systèmes domotiques dans leurs foyers, et ainsi démocratiser petit à petit, la domotique en France. Ainsi, les fabricants pourront créer plus de modules, et investir dans cette technologie, rendant la domotique toujours plus attractive.

 

  • - Un futur prometteur, intégration dans des bâtiments neufs :

Le promoteur immobilier propose à ce jour l’offre domotique dans certains de ses immeubles neufs, avec son offre Flexom, sous forme de pack, orientés sécurité, seniors.

Pour le pack sécurité, par exemple, le promoteur propose une alarme anti intrusion, un détecteur de fuites d’eau, un détecteur de gaz, une sonde de qualité d’air, des serrures a reconnaissance digitale, des détecteurs d’ouvertures.

Pour le pack senior, il propose certaines fonctionnalités du pack sécurité, et y ajoute un balisage lumineux automatique, l’allumage des WC depuis la chambre.

 

Toutes ces options prouvent définitivement que la domotique s’est intégrée dans notre société, et qu’elle ne demande qu’à être développée et entendue, pourquoi pas dans des bâtiments publics, dans les parties communes d’immeubles.

 

L’habitat de demain est à portée de main, nous le touchons du doigt !

 

 

 

Sources :

 

Des sites dédiés à la domotique :

http://domotique-news.com/

www.maison-et-domotique.com/

www.domotique-news.com/

http://www.mag-maison-intelligente.fr/

 

Des sites dédiés au numérique :

www.lesnumeriques.com

http://lesconnectes.net/

www.usine-digitale.fr

 

Ainsi que divers sites de professionnels ou d’entreprises du secteur de l’immobilier et de la construction

https://www.bouygues-immobilier.com/

https://www.cardis.ch/fr

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