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Auteur : Thomas MONIER

Présentation des projets Stratobus et Loon

Posted on 7 janvier 2018  in Non classé

DOSSIER A9 : PRESENTATION DES PROJETS STRATOBUS ET LOON

Introduction :

des foyers a été nettement améliorer depuis le XXème siècle. La consommation de biens et de services favorise aussi à cette augmentation du bien-être. Plus on achète des biens et des services qui nous sont partiellement nécessaires, plus notre confort s’accroît. Mais il faut rester vigilant car il existe des besoins nécessaires pour notre existence, comme le fait de s’habiller avec des vêtements qui nous permettent de nous tenir chaud par exemple, qui peuvent nous être vital, comparer aux désirs, qui lui n’est pas vital, de vouloir bien se vêtir avec des grandes marques de luxes par exemple. Certaines personnes transforment leurs désirs en nécessité, mais là n’est pas le sujet.

Lorsque nous, en tant qu’être humain, décidons de fonder une famille, d’acquérir un lieu de résidence, nous voulons que notre habitation et tout ce qui s’y trouve, soient protégés et en sécurité. C’est pour cela que nous prenons des assurances en cas de sinistres, que nous faisons appel à des professionnels pour s’assurer que la localisation de l’habitation n’est pas dangereuse, qu’il n’y a pas de risques d’inondation par exemple,… Nous pouvons acquérir des dispositifs afin de repousser certaines personnes pour éviter d’être volé, d’abimer du matériel. Je pense par exemple à des caméras de sécurité, des alarmes, des portes blindées, ect… Nous voulons que ce que l’on acquiert, et ce qui nous est chère de notre point de vue, soient sous protection pour éviter de les perdre.

Problématique : Nous pouvons nous poser alors la question suivante : existe-t-il des projets de dispositifs favorisant le confort et le bien-être de la population ?

 

Dans un premier temps, nous verrons la présentation du projet Stratobus, un projet proposé par l’entreprise Thales Alenia. Nous verrons sa composition ainsi que ses objectifs. Dans un second temps, nous verrons la présentation du projet Loon, un ballon créé par Google. On verra aussi ce que propose ce projet en termes d’objectifs. Nous confronterons l’un à l’autre et ainsi, nous pourrons observer les différences de ces 2 projets. Par l’intermédiaire de ces projets, nous aborderons les sujets de la sécurité et du confort tout au long du sujet.

I.               Présentation du projet STRATOBUS :

Historique de la création de Thales Alenia Space :

 

Avant de commencer à parler du projet Stratobus, nous devons parler de la société Thales Alenia Space qui est à l’origine du projet.

Thales Alenia Space a un grand historique. Avant que cette entreprise ne se renomme comme ceci, son nom était au tout début Chantier Aéronavals Etienne Romano (CAER). Celle-ci est basée entre la commune de Cannes et de Mandelieu depuis 1929. Au début, elle se concentre sur la construction de satellites artificiels, puis dans l’industrie aéronautique et enfin elle se consacre pleinement à l’industrie spatiale.  Elle fabrique différents appareils pour la seconde Guerre Mondiale, produit des aéronefs, des avions ou bien encore des hydravions.

En 1937, c’est la SNCASE (Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Sud-Est) qui prend le relais de ce bâtiment. Cette société est le regroupement d’un grand nombre d’entreprises basés dans l’aéronautique. Elle produit de nombreux avions comme des avions de transports, des appareils militaires… Elle disparaitra en 1957.

C’est au tour de la société Sud-Aviation de prendre le relais. Encore une fois, cette société est créée par la fusion de 2 société : la SNCASO (Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Sud-Ouest) et la SNCASE. On retiendra d’elle la création des avions Caravelle, Concorde, des hélicoptères Alouette, Puma et Frelon. Elle est officiellement disparue depuis 1970.

C’est la société Aérospatiale qui prend le flambeau en 1970. Elle est considérée comme le premier constructeur aéronautique généraliste européen et exportateur. On peut citer l’avion commercial supersonique Le Concorde, la fusée Ariane comme les créations les plus connues. En 1999, elle se renomme Aérospatiale Matra et qui, en 2000, fusionne avec la DASA et la CASA (Construcciones Aeronáuticas Sociedad Anónima, société espagnole). Ils forment à eux tous le groupe EADS qui se renommera ensuite par le nom bien plus significatif, Airbus.

Enfin, en 2007, est créé Thales Alenia Space. Cette société joue un rôle majeur dans la construction aérospatiale et satellitaire. Elle créé principalement des satellites de télécommunications (satellite permettant de transmettre à distance des informations) en orbite géostationnaire. Cette société conçoit de nombreux projets comme par exemple celui du Stratobus.

 

En allant sur le site de Thales Alenia Space, on apprend que cette entreprise combine 40 ans d’expérience. Elle résulte de la fusion entre l’entreprise Thales et Leonardo. Celle-ci a donc plusieurs principes et objectifs : elle propose de nombreux projets dans le domaine de la télécommunication, de la navigation, dans l’observation de la Terre, dans l’exploration et les sciences.

C’est le cas du Stratobus, un projet créer par Thales Alenia Space.

 

A. Ses caractéristiques :

 

Description :

a.    L’avancée du projet

  Le Stratobus est un projet proposé par Thales Alenia Space en collaboration avec les entreprises partenaires Airbus Defense & Space, Zodiac Marine et CEA-Liten. Pour le moment, aucun Stratobus n’a été encore conçu, ce n’est pour l’instant qu’au stade de projet mais, Thales Alenia Space ainsi que ses partenaires prévoient le lancement d’un Stratobus démonstrateur en 2018, suivi du premier vol de qualification et de certification en 2020.

 

b.    Sa position

Le Stratobus se présente comme étant un drone-satellite à l’apparence d’un dirigeable. Celui-ci sera gonflé d’un gaz plus léger que l’air, afin d’atteindre jusqu’à 20km d’altitude. Il sera alors situé dans la « stratosphère », l’une des nombreuses couches qui entoure notre Terre. La stratosphère s’étend de 12 à 50km d’altitude. Voici un schéma des différentes épaisseurs qui compose notre atmosphère ainsi que la position du Stratobus:

volants d’être situé au-dessus du trafic aérien mais d’être bien plus proche qu’un satellite. Le Stratobus pourra alors adopter une position géostationnaire, c’est-à-dire, une position fixe par rapport à un point de la Terre. Lorsque la Terre tournera, cet appareil survolera la même zone

a.    Son autonomie

 

Le Stratobus a été conçue pour que son vol soit de 5 ans dans la Stratosphère. Il sera déployé sur Terre et s’élèvera jusqu’à atteindre la stratosphère.  Il pourra se déplacer grâce à ses moteurs qui sont alimentés par ses panneaux solaires. Maintenant, découvrons de quoi est composé le Stratobus.

 

b.    Composition générale du Stratobus

Le Stratobus est rempli de gaz, qui peut-être de l’hélium comme de l’hydrogène, ce qui lui permet de s’élever jusque dans la stratosphère mais qui lui permet aussi de planer. D’après les plans, le Stratobus fera entre 70 et 100m de long ainsi qu’entre 20 et 30m de haut. Il aura ainsi un volume proche de 50 000m3.

 

 

Comme la photo nous le montre, on peut voir que cet appareil comporte 4 moteurs à hélices permettant de lutter contre le vent et ainsi se déplacer facilement. Ils sont situés des 4 cotés autour d’un anneau. Afin d’être alimenté en continue, le Stratobus peut pivoter sur lui-même afin que les panneaux soient toujours exposés au soleil.

 

Pour que ces moteurs fonctionnent, quoi de mieux qu’une alimentation par des panneaux photovoltaïques qui se fait en continue grâce aux rayons du soleil. La surface totale des panneaux n’est pas donnée mais les panneaux fourniront de l’énergie « dont 1/3 servira au fonctionnement du dirigeable (moteurs, avionique, alimentation de la charge utile) et les deux autres tiers seront emmagasinés pour l'activité de nuit », d’après Jean-Philippe Chessel, un des directeurs du projet Stratobus.

Le Stratobus a une forme particulière (forme arrondi) qui lui permet de lutter contre le vent. Elle a été réfléchie afin que le Stratobus ait la forme la plus aérodynamique possible, c’est-à-dire, que l’interaction entre le système et l’air soit la plus optimisée possible.

Le tissu qui compose l’enveloppe du Stratobus est composé de fibres de carbone tressées, un matériau très léger, très résistant mais aussi très couteux. Grâce à ce matériau, l’enveloppe de cet appareil est complétement étanche ainsi que résistant aux rayons UV, qui sont bien plus présents et bien plus offensifs car moins nombreux à être absorbé par l’atmosphère. L’enveloppe est composée de 3 sous-enveloppes dont 2 qui servent à l’étanchéité entre le gaz environnant et l’air extérieur. La dernière, en fibre de carbone, permet l’étanchéité avec l’eau ainsi que pour la réduction des frottements avec l’air.

Enfin, le Stratobus est composé de l’élément principal : la nacelle. C’est vers elle que toute l’énergie solaire est transférée et qui remplira les missions.    

La nacelle est composée de plusieurs parties :

-        Pile à combustible réversible : elle fournit de l’électricité pour tout le Stratobus. Elle est alimentée par le générateur solaire. Elle va permettre de créer des gazs afin que le Stratobus reste en altitude.

-        L’électrolyseur : il va permettre ici de déchlorer l’eau afin que le rendement de la pile à combustible soit optimal.

-        Avionique et calculateurs : l’avionique correspond à tous les instruments électroniques, électriques et informatique qui aide la gestion, relatifs à la navigation de l’engin. Le calculateur va permettre de résoudre de nombreux calculs afin que le pilotage de l’appareil soit optimal.

La nacelle est la partie principale du Stratobus : c’est elle qui va jouer un très grand nombre de rôle pour ses différentes missions.

A.    Les objectifs du Stratobus

 

Le projet Stratobus n’est pas en cours de développement dans l’unique but de gagner des records, prouver à d’autres entreprises de quoi Thales Alenia Space est capable ; ce projet a un très grand potentiel commercial qui peut être intéressant pour de nombreuses personnes, morales ou physique. On peut citer l’armée, les gouvernements, l’Etat, les opérateurs téléphoniques, les compagnies pétrolières… Nous verrons à travers cette partie de quoi ce projet a un grand enjeu commercial.

a.    Les missions d’observations

Grâce à sa position géostationnaire et surtout, grâce à la nacelle, le Stratobus peut réaliser de nombreuses missions d’observations. Dans la nacelle se trouve une caméra capable d’observer un grand territoire avec une résolution d’image allant jusqu’à 10cm. Elle est aussi capable d’observer dans le domaine du visible ainsi que le domaine de l’infra-rouge.

Surveillance du territoire 

Le Stratobus sera capable d’observer tout un tas d’éléments sur un territoire :

-        L’observation des frontières est l’une de ses principales missions. Avec près de 5 Stratobus, une frontière s’étalant sur 1000km peut-être surveillée tout le temps non-stop. Cela permettra d’observer des potentiels échangent humains comme matériels.

 

 

-        Il pourra aussi observer des zones industrielles afin de prévenir des autorités le plus rapidement possible en cas d’incident graves comme une explosion, le déclanchement d’un feu, fuites de produits toxiques,…

-        Observation de forêts et aides à la gestion des incendies :  en cas d’incendie de forêts, le Stratobus pourra déterminer la direction de propagation du feu grâce à des informations météorologiques, sens des courants du vent. Il permettra, tout comme avec les zones industrielles, de prévenir les autorités et ainsi, de régler le problème le plus rapidement possible.

-        Surveillance de l’océan : le Stratobus sera capable d’observer les activités polluantes/illégales en mer, comme le dégazage sauvage, qui est une pollution volontaire de certains navires et bateaux qui consiste à dégager dans l’eau, des gaz, de l’huile et du pétrole.

C’est encore quelque chose qui est peu puni car il existe un flou juridique quant à l’Etat qui doit juger le(s) coupable(s). Cela créer des sortes de marées noires légèrement moins importantes mais tout aussi polluantes et dangereuses, autant pour l’Homme que pour tout l’écosystème marin. Cela pose donc un très grand souci environnemental et sanitaire. Pour continuer dans la partie environnementale, le Stratobus sera capable d’observer si des plages ont été grandement polluées, dû à de nombreux débris apportés la mer ou autre cause.

-        Analyse de l’érosion de côtes : grâce à l’analyse des courants et d’autres facteurs, le Stratobus permettra d’observer la progression de l’érosion des roches des littoraux. Ces données peuvent être intéressantes dans le cadre d’un usage scientifique.

-        La surveillance des côtes permettra aussi l’observation de bateaux pirates/malveillants pouvant causer du tords à de nombreux touristes et autres utilisateurs des voies maritimes. La surveillance permettra de les localiser et ainsi de donner l’emplacement exactes aux autorités.

-        Identification AIS (Système d’Identification Automatique) et reconnaissance des bateaux : le système AIS est un outil permettant d’identifier chaque navire, bateaux. Ce système émet et reçoit en continue des VHF, c’est-à-dire, en très haute fréquence (dans les ultrasons/ very high fréquence) grâce à un transpondeur. Ce système sera donc utile pour aider la fluidité du trafic maritime.

-        Analyse et données météorologiques : grâce à différents outils embarqués par le stratobus, celui-ci sera capable d’analyser les mouvements des vents, la température et autres données météorologiques. Il apportera alors des données précieuses pour les stations météorologiques de la région que le Stratobus survolera.

b.    Les télécommunications

Le Stratobus ne jouera pas qu’un rôle d’une très grande caméra braquée sur une partie du monde : elle jouera aussi le rôle d’une grosse antenne satellite permettant de renvoyer des ondes. Le dirigeable sera en constante liaison avec une station légère, c’est-à-dire, un véhicule mobile pouvant se déplacer assez facilement afin d’émettre les ondes en direction du Stratobus.

 

 

Cette « antenne relais » présente sur le Stratobus a plusieurs objectifs :

-        Internet mobile : le Stratobus, en relayant les ondes internet, pourra permettre d’apporter internet dans certaines zones excentrées du monde ou difficilement accessible comme dans des montagnes ou des zones désertiques par exemple. Les opérateurs n’auront alors pas besoin de câbler différentes régions, il suffira juste d’utiliser le Stratobus comme antenne. Cela peut-être un avantage pour ces opérateurs.

-        Interventions pour la paix : grâce a l’apport des télécommunications, le Stratobus pourra jouer un rôle dans le renforcement de la paix dans certaines régions en zone de conflit. Il permettra ainsi de protéger et d’avertir les militaires sur le déroulement des opérations, prévenir d’un quelconque danger potentiel.

-        Renforcement du réseau GSM :  lors de certain grand évènement, il peut agir pour renforcer le réseau GSM afin d’améliorer ici la qualité du réseau.

-        Relais satellite : grâce à des liaisons Radiofréquence(RF) et laser, il peut s’établir une connexion entre un satellite artificiel en orbite avec le Stratobus : il jouera alors le rôle de relais. Cela peut être utile si le récepteur est trop éloigné de l’émetteur.

 

Après tout ce que nous venons de voir, nous pouvons dire que le projet Stratobus est un grand projet rempli de potentiel, que ce soit pour des particuliers/utilisateurs ou encore des professionnels (scientifiques, militaires, opérateur,…). Découvrons désormais un autre projet qui reprend quelques principes du Stratobus qui pourrai immerger rapidement d’ici quelques mois ou année.

 

I.               Présentation du Projet LOON :

A.   Ses caractéristiques

a.    Présentation rapide de l’entreprise Google 

L’entreprise Google a été créée en 1997 par 2 étudiants du nom de Larry Page et Sergey Brin en Californie, Etats-Unis.

Google est un moteur de recherche qui permet aux utilisateurs de rechercher des informations rapidement en ajoutant des mots-clés dans la barre de recherche. Il en ressortira par la suite des blogs, forums, site, photos ,… en lien avec la recherche.

Petit à petit, le moteur de recherche se développe très rapidement, il propose de plus en plus de contenu pour les utilisateurs avec par exemple, Google Image en 2001.

Google propose un système de publicité : plus il y a de clics/recherche sur une page, plus le prix de la pub sera élevé. Elle est soutenue financièrement par différentes personnes qui investissent en million d’euros. Google devient rapidement le premier moteur de recherche au monde. La firme rachète Youtube, Android, elle se développe et s’étend rapidement.

Elle créer par la suite un laboratoire : le labo Google[X]. C’est un laboratoire considéré comme secret, peu d’informations sont disponibles à son sujet. On ne connait pas son emplacement exact ni la date de sa création. On sait juste que ce labo sort régulièrement des concepts et autres objets du futur qui peuvent potentiellement changer notre mode de vie. Il se renommera par la suite Alphabet.

 

On peut citer leurs objets les plus connus comme les Google Glass, des lunettes utilisant la technologie de la Réalité Augmentée ou bien encore les voitures se autonomes qui ne requiert pas de conducteur. C’est ce même laboratoire qui a créer le Projet Loon, un ballon assez spécial.

b.    Lancement et principes du projet

 

Ce projet a été créé par le laboratoire Google X ainsi qu’avec son partenaire le CNES (Centre National d’Etudes Spatiale) et a débuté en 2013. Un accord entre Google et le CNES a été conclu [qui] vise à partager des ressources, des expériences et des recherches en matière de ballons stratosphériques », un point qui nous a été confirmé par Google et le CNES.  « Avec comme perspective, peut-être, la couverture Internet de demain pour les zones difficiles d'accès » précise le centre d'études.

Le projet a déjà énormément avancé vu que de nombreux essais ont déjà eu lieu. Les ballons Loon aurait déjà parcouru au total « plus de 17 million de km à travers la jungle, les montagnes et les plaines en Océanie » d’après Sergey Brin, faisant parti des fondateurs du projet.

Le but de ce ballon est celui d’apporter l’accès à internet dans des régions isolées/reculées.

Le principe est simple : on rempli le ballon d’hélium, on le lâche, celui-ci atteint les 20km d’altitudes puis se déplace grâce aux courants du vent. En fonction des conditions climatiques, celui-ci peut rester en moyenne 90 jours en altitude. On contrôle par la suite sa redescente et une équipe au sol va le récupérer pour le renvoyer dans la stratosphère par la suite.

Le nom de ce projet vient du mot ba « loon » en anglais. Comme son concurrent le Stratobus, celui-ci se situera à une altitude de 20km, lui aussi dans la stratosphère, vu que cette position est une position stratégique.

La technologie utilisée afin de transmettre la connectivité aux utilisateurs et aux autres Loon est la technologie LTE (Long Term Evolution).

Comme on peut l’observer sur la photo ci-dessus, le Loon est un ballon qui parait bien moins complexe que ses concurrents. Il ressemble à un vulgaire ballon avec à sa base, une plateforme contenant différentes parties.

a.    Sa composition

Le Loon est composé seulement de 3 grande parties :

-        La partie du Loon qui joue un rôle majeur est l’enveloppe gonflable qui se situe à l’intérieur de l’autre enveloppe. C’est celle-ci qui sera gonflée d’hélium afin qu’elle atteigne les 20km d’altitude.

-        La seconde partie, qui comporte l’enveloppe en elle, est une enveloppe qui sert plus de couche protectrice contre les rayons UV, le vent ou encore le froid. Les enveloppes sont constituées de fibres de polyéthylène, un matériau ultra léger et très résistant.

-        La dernière partie, qui est la plateforme, est surement la plus intéressante de toute : elle est composée seulement de matériaux légers afin que le poids total du ballon soit le plus faible possible. Cette plateforme est composée de tous les éléments d’un relais téléphoniques mais repensé pour que les éléments soient le plus légers et résistants aux conditions climatiques. On y retrouve donc :

o   Des émetteurs et récepteurs : ils vont permettre d’intercepter les ondes émises par un centre au sol puis de les renvoyer soit vers d’autre Loon, soit directement au sol dans une zone de 40km de diamètre. Ils sont situés aux deux extrémités des panneaux solaires.

o   Panneaux solaires : ils vont permettre que tout le système du Loon soit fourni en électricité. Ils sont suffisamment grand pour capter un maximum de lumière mais suffisamment petit pour que l’ensemble du ballon ne soit pas trop lourd. Près de 2/3 de l’énergie sera fournie à la capsule pour son fonctionnement durant la journée et le reste permettra de charger une batterie pour la consommation durant la nuit.

o   Capsule de vol : elle contient le système de contrôle du Loon. C’est cette partie qui va, grâce de puissants algorithmes, augmenter ou diminuer la quantité de gaz dans le ballon afin que celui-ci rejoigne une autre couche de vent. Le Loon ne se déplace pas grâce à des moteurs mais seulement grâce aux vents qui le pousse.

o   Parachute : le parachute n’est présent uniquement que pour la redescente du Loon. Il assure une redescente en douceur pour ne rien endommager lors de sa descente.

o   Antenne : c’est celle qui capte les ondes et qui les émet aussi.

 

A.   Ses objectifs

a.    Connecter les personnes situées dans des régions difficile d’accès

 

Le projet Loon a un seul objectif : apporter la connexion internet à une grande partie de la population n’ayant pas accès à internet. Il peut s’agir de personnes vivant dans des montagnes, des plaines ou encore de pays n’ayant pas ou plus les infrastructures nécessaires à l’accès à internet. Au total, le nombre de personnes n’ayant pas d’accès à internet représente près de 4 milliards de personnes à travers le globe. Le projet Loon ne se base pas sur un seul Loon qui fournira l’accès à internet pour une région entière, mais plutôt à un vrai réseau aérien de Loon. Le débit internet que peut apporter un Loon est de 10mbps, ce qui est similaire à de la 4G approximativement.

Grâce à des centres relais situés au sol, les Loons pourront capter ces ondes puis les relayer soit aux autres Loon, soit directement à la population.

a.    Comment y parvenir

 

Pour qu’Alphabet parvienne à connecter une grande partie de la population à internet, il va falloir investir. Nous ne connaissons pas le coût de fabrication d’un ballon Loon mais nous pouvons imaginer que le prix avoisine quelques milliers d’euros. Par la suite, il faut que les opérateurs, qui fourniront le réseau internet, investissent dans des centres relais afin d’émettre les ondes au ballon. Enfin, il faudra que les utilisateurs s’équipent de téléphones ayant un récepteur pour la 4G et/ou un récepteur pour apporter internet a tout un foyer par exemple. Voici à quoi ressemble un récepteur que les utilisateurs devront s’équiper :

I.               Comparaison entre le projet Statobus et le projet Loon

 

Ces 2 projets ont des objectifs bien précis et sont bien ambitieux tous les 2. Les deux seront rapidement lancés pour être commercialiser à grande échelle car Thales Alenia Space ainsi qu’Alphabet ont su créer des projets afin de subvenir à un manque, que ce soit de sécurité, d’informations ou bien du confort avec un accès à internet.

Projet Stratobus Projet Loon
Le projet le plus couteux et utilisant le plus de moyens : X  
Le projet le plus développé et le plus complet : X  
Projet apportant des données scientifiques : X  
Projet apportant l’accès à internet à la population : X X
Le plus avancé (proche de sa commercialisation) :   X
Projet le plus fiable et ayant la plus longue autonomie : X
Capacité à se déplacer facilement : Facilement grâce à ses moteurs Difficilement, seul moyen de se déplacer : être situé dans des couches de vents
Ce qu’ils apportent : Données météorologiques, observation des activités humaines et naturelles, surveillance, accès à internet Accès à internet à un grand nombre de personnes situés dans des zones excentrées
Investisseurs ciblés : L’Etat, l’armée, opérateurs Opérateurs

 

 

Conclusion :

 

Ces deux projets sont presque à leur aboutissement : il ne suffit plus que la commercialisation et la fabrication de grand nombre d’exemplaires. Les investisseurs sont intéressés et prêt pour leur commercialisation future.

Ces deux projets sont assez ressemblants mais ayant chacun leurs caractéristiques propres à eux.

Le Stratobus est le projet le plus complet et ayant le plus de fonctionnalités : il peut être considéré comme une grosse caméra située à 20km d’altitude mais qui peut jouer un rôle important dans la sécurité contre les risques naturelles comme criminels. Il peut aussi apporter de précieuses informations sur le sens et la direction des vents, l’érosion des côtes ou bien encore, apporter un accès internet à la population. Ce projet est assez complexe mais aussi le plus couteux et le plus développé. Tout a été réfléchi pour que tout soit optimal durant ces 5 ans dans la Stratosphère.

Le ballon Loon est assez différent : le principe ainsi que l’élément en lui-même est simple. C’est juste un ballon qui est gonflé à l’hélium qui monte lui aussi à 20km d’altitude afin d’apporter un accès internet dans des zones reculées. Il est probablement le plus épuré possible, c’est-à-dire, qu’il va au plus simple sans trop de complexité afin d’uniquement apporter internet à une partie de la population mondiale.

Pour conclure, nous pouvons dire que le Stratobus est bien plus imposant, autant par les moyens mis en œuvre mais aussi par la quantité du contenu qu’il propose. Il est complétement multi-tâche et polyvalent. Il peut même réaliser la seule chose que le ballon Loon apporte : amener l’accès internet. Pour répondre à la problématique, les projets Loon et Stratobus ainsi que de nombreux autres projets sont des dispositifs qui apportent sécurité et confort à la population. Il y a même de grande chance que ces 2 projets aient un grand impact sur notre avenir et mode de vie.

 

 

 

Source :

-        Vidéo présentation Stratobus : https://www.youtube.com/watch?v=Vj1JnN98FRI

-        Interview du directeur Projet Stratobus (Question et réponse) : https://www.thalesgroup.com/fr/worldwide/espace/magazine/space-qa-stratobus

-        Vidéo présentation Loon : https://x.company/intl/fr_fr/loon/#video:MiEZfRh-h-s?hl=fr&cc_lang_pref=fr&cc_load_policy=1

-        Article fonctionnement Loon : https://www.webrankinfo.com/google/loon.htm

-        Présentation de Google du Loon : https://x.company/intl/fr_fr/loon/technology/

Article sur Stratobus et Loon : https://www.lesechos.fr/02/05/2014/lesechos.fr/0203475665914_stratobus--un-dirigeable-a-l-assaut-de-la-stratosphere.htm

 

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