La blockchain et les smart contract

La blockchain

Le principe

Il faut imaginer un grand livre comptable. Tout le monde va pouvoir y accéder en lecture et en écriture mais personne ne peut l’effacer, il est indestructible. Il n’appartient à aucun pays, aucun gouvernement ou aucune banque, il appartient à tous ses utilisateurs. Personne ne peut décider unilatéralement de modifier le registre.

La blockchain garde l’historique des échanges qui ont eu lieu entre différents protagonistes depuis son ouverture. C’est une technologie de stockage, de transmission d’informations, elle est transparente et sécurisée et le plus important : elle fonctionne sans organe central.

Un système fonctionnant autour d’un organe central va tout stocker sur un serveur central alors que les informations stockées par la blockchain sont stockées sur plusieurs ordinateurs en même temps. Le fait de stocker sur différents serveurs (les noeuds du réseau) rend l’attaque plus difficile que si tout était stocké au même endroit. De plus, si un serveur tombe en panne, les autres continuent de tourner de façon autonome, sans perte de performance ni de données.

L’utilisation de la blockchain permet aux utilisateurs de se passer d’un tiers intermédiaire pour leurs échanges. Un intervenant supplémentaire n’implique pas pour autant que les échanges et les données stockées sont en sécurité. De plus, cela coûte à toutes les parties d’avoir un intermédiaire et rend le business 100% dépendant.

Exemples

La première blockchain apparait avec le BitCoin. Elle permet ainsi un échange de valeur sans banque. Cette technologie va également pouvoir aider les artistes à gérer au mieux leurs morceaux, leur vente et les profits engendrés. Une utilisation pour des valeurs non monétaire est aussi envisageable. Prenons en exemple la startup Factom qui lance en 2015 le projet de cadastre numérique pour le Honduras. Ce pays a été sujet à des fraudes aux titres de propriété (des bureaucrates avaient accès à la base de données du pays et pouvaient s’attribuer eux-mêmes des propriétés). L’utilisation de la blockchain va ici sécuriser les données stockées en toute transparence et empêcher le tiers « de confiance » de faire comme bon lui semble. Cela va également inciter les propriétaires non enregistrés par soucis de confiance envers le gouvernement corrompu à faire la démarche.

 

Le smart contract

Le principe

Il faut imaginer un contrat tel qu’on le connait aujourd’hui : il contient les conditions et les règles à respecter. Le smart contract est un morceau de programme autonome qui va stocker les règles de négociation mais il vérifie aussi automatiquement le contrat et exécute les conditions convenues si le contrat est rempli. Après son lancement, le smart contract ne requiert aucune intervention humaine.

Exemple

Prenons en exemple le smart contract avec le BitCoin. L’échange de valeur se fait sans intermédiaire grâce à la blockchain. Si on doit maintenant procéder à un échange de valeur sous conditions, l’intervention d’un smart contract est alors nécessaire : si l’on souhaite un paiement en plusieurs fois, un paiement tous les 5 du mois …

Les conditions sont fixées et le smart contract se charge alors de toutes les vérifications nécessaires avant de procéder à l’échange. Cela permet de faciliter les relations entre entreprises et/ou particuliers. Les accords commerciaux sont automatiquement exécutés et appliqués donc les deux parties sont en confiance.

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